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BANALISATION
PRETS AU LOGEMENT,
BANALISATION DES CIRCUITS, REDISTRIBUTION DES PARTS DE MARCHES ET
CARACTERISTIQUES DES PRETS
ANIL, Habitat actualité,
janvier 1997
Le mouvement de dérégulation financière s'est accompagné,
dans l'ensemble des pays membres de l'Union Européenne, d'une
redistribution des parts de marché aux dépens des institutions spécialisées
et au profit des banques.
En France, ce phénomène s'est accéléré
à la faveur du mouvement de renégociation des années 1986 à
1990. On sait que celui-ci a été rendu possible par la clause de
la loi Scrivener qui plafonne le montant de l'indemnité due en cas de
remboursement anticipé : dans un univers de taux fixes, le refinancement
devient attractif pour les emprunteurs, dès lors que la différence
entre le nouveau et l'ancien taux atteignait 3 points. Les particuliers n'ont
pas eu trop d'effort à faire pour jouer de la concurrence entre des
banques soucieuses de récupérer des encours sains et susceptibles
de leur attacher une clientèle prometteuse ; le prêt au logement
reste le meilleur instrument de fidélisation de la clientèle. Les établissements
spécialisés ont été les grands perdants de ce
combat.
L'introduction du prêt à taux 0 vient ajouter un point
final à la banalisation des circuits de crédits de l'accession.
Elle intervient dans un climat de vive compétition pour la clientèle
des particuliers qui fait suite à une longue période d'attentisme
; de surcroît, elle se déroule dans une phase de baisse des taux et
donc sur un arrière plan de renégociation.
On voit ainsi, un an après la réforme du financement de
l'accession, se préciser le paysage du crédit au logement des années
à venir.
Prêts à taux 0 : parts de marché au
premier trimestre 1996
| Crédit Agricole |
33,5 %
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| Crédit Mutuel |
14,7 % |
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59,70% |
| Caisses d'Epargne |
11,5% |
82,40 %
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| Crédit Foncier |
12 % |
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| Crédit Immobilier |
10,7 % |
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| Banques Populaires |
4 % |
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| BNP |
1,6 %
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| Société Générale |
3,4 %
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| Crédit Lyonnais |
2 %
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| Autres |
6,6 % |
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Le marché des crédits aux particuliers est
principalement entre les mains des réseaux mutualistes et des Caisses d'épargne.
Ils recueillent avec les anciens réseaux spécialisés, que
sont le Crédit Foncier de France et le Crédit Immobilier de
France, la plus grande part de la distribution des prêts à taux 0.
Or ceux-ci concernent, faut-il le rappeler, une très large frange de la
population, puisqu'il s'agit des ménages dont les revenus sont inférieurs
à 4,5 SMIC.
Cela s'explique aisément :
· Banques des ménages, ces établissements ont immédiatement
mesuré l'importance de ce marché et se sont d'emblée préparés
à une production de masse, alors que pour les agents de guichets des
autres banques l'offre de taux 0 est restée, sinon anecdotique, du moins
noyée parmi d'autres opérations, et ce quel qu'ait pu être
l'investissement publicitaire de leur instance nationale sur le nouveau produit.
· Banques très bien implantées dans le secteur
rural, le Crédit Agricole et le Crédit Mutuel, ont pleinement
profité d'un dispositif d'accession particulièrement efficace en
milieu rural et péri-urbain.
· Le poids de l'épargne-logement dans les opérations
(présence d'un PEL dans 60 % des opérations avec un prêt à
0 %) leur a permis de prendre l'avantage sur les anciens distributeurs de PAP et
de proposer, grâce à la trésorerie de l'épargne
logement des taux particulièrement attractifs.
· Le Crédit Agricole est de loin le principal acteur de ce
marché : le financement du logement représente d'ailleurs sa
vocation principale, puisque les encours qu'il génère représentent
4 mM de francs contre 1,5 mM pour les prêts à l'agriculture. Il va
se doter d'un établissement de caution qui lui sera propre et a fait
savoir son intérêt pour le financement du locatif social.
· Au côté du Crédit Agricole, le Crédit
Mutuel a réussi une percée plus que significative : la volonté
de développer sa production pour compenser les effets négatifs de
la centralisation à la Caisse des dépôts des avoirs du "
livret bleu " s'est traduite par la conquête d'importantes parts de
marché. Les performances du Crédit mutuel sont d'autant plus
spectaculaires que son implantation est très inégale dans les différentes
régions.
· La part prise par la Société Générale,
supérieure à celles des autres banques de même catégorie,
BNP et Crédit Lyonnais, s'explique par un changement de politique
commerciale : moins éprouvée par la crise immobilière mais
confrontée à un vieillissement de sa clientèle, la Société
Générale a changé sa façon d'apprécier les
offres de prêts : il s'agit moins de savoir si le prêt,
individuellement considéré, est rémunérateur, que
d'apprécier si l'emprunteur mérite d'être conservé ou
gagné à la clientèle de la banque. C'est ce que la
Commission Bancaire appelle " une approche globale de la clientèle,
de préférence à une approche par produit "
· Les anciens établissements distributeurs de PAP, Crédit
Foncier et Crédit Immobilier, ont eu fort à faire pour résister
à l'offensive d'établissements qui voyaient s'ouvrir un marché
nouveau pour eux, mais dont la clientèle potentielle était déjà
souvent bancarisée chez eux. Passé le répit offert par la
gestion des prospects approchés à l'époque du PAP et qui
transformaient leurs opérations en prêts à taux 0, ils ont dû
mettre à profit leur expérience spécifique de la clientèle
très sociale pour préserver des parts de marché. Ils ont
mobilisé tout leur savoir faire pour répondre aux attentes des
clients les plus modestes et pour s'adapter au souci de sécurité
des emprunteurs. La qualité de leurs relations avec les prescripteurs que
sont les professionnels a constitué également un atout précieux
dans la compétition.
· Seule l'intervention de la Poste comme prescripteur de crédit
à 0 % semble préoccuper fortement l'ensemble de la place. Le
nombre de dossiers initiés par la Poste, environ 3.000 en un an, sans
bouleverser l'équilibre du marché, n'est pas négligeable,
mais pourrait devenir plus important. Il s'agit d'une clientèle plus aisée
que celle du Crédit Foncier et qui dispose d'un apport personnel
important, ce qui s'explique puisque c'est l'épargne logement qui
constitue le lien entre le client et la Poste.
· L'arrivée de certains établissements spécialisés
appartenant à d'autres pays membres de l'Union Européenne, en
revanche, ne semble pas émouvoir les banques françaises, quand
bien même la présentation de leurs produits serait parfois pour le
moins ambiguë .
L'analyse conduite dans l'Ille et Vilaine met en évidence la
typologie des établissements, par type de clientèle et par opérations,
qui résulte de cette redistribution des parts de marché. Quelles
ont été les conséquences pour les particuliers ?
· La " différenciation sociale " des taux
La fin des prêts administrés laissait craindre que
les emprunteurs les plus modestes se voient proposer des conditions moins
attrayantes que la clientèle aisée : l'examen des données
recueillies pour l'établissement de l'indicateur des taux montre qu'à
certaines périodes la différence entre les barèmes les plus
avantageux et les barèmes les plus coûteux peut atteindre 2 points.
Cette différence, qui tient notamment aux revenus de l'emprunteur, varie
dans le même sens que le montant de l'aide de l'Etat et peut contrarier
son efficacité : le taux proposé est d'autant plus élevé
que les revenus de l'accédant sont faibles et que l'effort public destiné
à le solvabiliser est important.
Ceci ne s'est pas produit en 1996, la différence entre les barèmes
les plus avantageux et les barèmes les plus coûteux s'est plutôt
resserrée.
Une analyse du taux des prêts principaux, conduite à
partir d'un échantillon de 502 plans de financement, concernant des opérations
avec prêts à taux 0, en Ille et Vilaine le montre bien.
Les conditions de taux du prêt principal, hors épargne-logement,
varient peu en fonction des revenus des emprunteurs, ou de la nature des opérations,
neuf, construction, acquisition-amélioration. En revanche une légère
corrélation existe entre le niveau du taux et le montant de l'apport
personnel, mais au sein d'un même établissement la différence
entre les barèmes les plus onéreux et les plus avantageux est inférieur
à un point.
Il faut rechercher l'explication de cela, à la fois dans la
situation des banques et dans les caractéristiques actuelles du marché
immobilier :
- La faiblesse de la demande de crédit et le niveau très
élevé de l'épargne des ménages font que l'ensemble
des établissements recherche des emplois.
- Le marché immobilier est reparti par " le bas " et
la concurrence a été particulièrement rude entre les établissements
qui traitent traditionnellement de la clientèle modeste et moyenne. Les
suggestions -désintéressées - de certains établissements
incitant l'Etat à rechercher des économies sur le prêt à
taux 0 en remettant en cause le mécanisme du différé,
c'est-à-dire l'instrument de solvabilisation des plus modestes, montrent
bien qu'un relèvement en gamme de la clientèle est souhaité,
mais qu'en l'état actuel du dispositif la compétition ne peut négliger
aucune catégorie de clients. En ce sens la faiblesse persistante de la
demande de crédit et le nombre, trop important aux yeux de certains, d'établissements
intervenant dans ce secteur ont permis à tous les ménages de bénéficier
de conditions de crédit attrayantes, motivées par une logique de
conquête ou de défense des parts de marché, au détriment
du souci indispensable de rentabilité des opérations " (cf.
Rapport du Gouverneur de la Banque de France M. Trichet de 1995 et rapport du Sénateur
Alain LAMBERT).
Dans la configuration actuelle, on est évidemment loin de la
mise à l'écart des accédants modestes que certains
redoutaient comme une conséquence logique de la banalisation.
La concurrence dont s'est accompagnée la banalisation a donc
pleinement profité aux accédants, même si à
l'inverse, envisageant la question du point de vue des perspectives du secteur
bancaire français, le rapport du sénateur LAMBERT conclut que "
La concurrence au lieu d'être régulatrice devient destructrice.
L'agressivité commerciale s'accroît dans un contexte de surcapacité
et la vente à perte ne fait que traduire le désarroi des acteurs ".
· La montée des risques de surendettement
Ce risque tient à la nature même de l'accession
sociale, mais n'est pas transformé par l'économie du nouveau
dispositif : les plus modestes voient le remboursement du prêt à 0
% rejeté à l'issue du remboursement des prêts principaux ;
l'avance n'équivaut donc pas en pratique à remettre en place un
schéma d'échéances progressives.
En revanche, le fait que la réforme ait atteint les premiers
objectifs qu'elle s'était assignés, c'est-à-dire le retour à
l'accession des catégories sociales qui en avaient été écartées
depuis 1990, exige une vigilance accrue. Les établissements de crédit
eux-mêmes confirment que, dans le secteur de la maison individuelle,
certaines pratiques commerciales " agressives ", qui avaient disparu,
se font jour à nouveau.
La qualité de l'information préventive reste donc plus
que jamais une condition de la sécurité des projets, son indépendance
et son objectivité prennent toute leur importance au moment où
l'exacerbation de la concurrence fait du conseil un argument publicitaire
essentiel des professionnels, qu'ils soient prêteurs, promoteurs ou
constructeurs.
Une typologie de la clientèle du prêt à 0
% (ADIL d'Ille-et-Vilaine, premier semestre 1996)
L'ADIL d'Ille-et-Vilaine
effectue chaque trimestre un bilan des projets financés à l'aide
d'un prêt à 0 % dans le département, à partir des
informations qui lui sont communiquées par les cinq principaux prêteurs
de la place : Crédit Foncier, Crédit Immobilier, Crédit
Agricole, Crédit Mutuel et Caisse d'Epargne. Leur production totale est
stabilisée depuis le début de l'année et de l'ordre de 650
dossiers par trimestre.
A partir des données complètes transmises par quatre de
ces établissements (CIB, CMB, Crédit Agricole et Caisse
d'Epargne), l'ANIL et l'ADIL 35 ont par ailleurs établi une première
typologie de la clientèle locale du prêt à 0 % ( ). Cinq
grandes catégories peuvent être distinguées, suivant une
classification qui reflète bien la dure hiérarchie du marché
de l'accession.
L'accession neuve aisée, en périurbain / Budget
900.000 F : 14 %
Au sommet de celle-ci, figure le groupe des accédants rennais aisés,
familles de cadres et de professions intermédiaires âgées de
35 à 40 ans. Dotés d'un revenu moyen de 18 à 19.000 F et de
gros apports personnels, ils font construire des pavillons de 5-6 pièces,
pour un budget de l'ordre de 900.000 F. Ce groupe représentait 14 % de la
clientèle du prêt à 0 % au second trimestre 1996.
Une accession urbaine relativement aisée / Budget
500/650.000 F : 17 %
Viennent ensuite des accédants dont les revenus sont plus modestes,
mais disposant d'un bon apport personnel ; ils ont des projets nettement plus
urbains, puisque la majorité d'entre eux achètent des appartements
neufs, ou anciens dans 25 à 30 % des cas. Il convient ici de
distinguer un petit groupe de couples relativement âgés (45 ans en
moyenne, 50 % sont retraités) dont les revenus s'élèvent de
13 à 14.000 F, qui investissent de 650 à 700.000 F (appartements
et maisons de quatre pièces) et des isolés modestes (8.500 F
mensuels) qui achètent de petits logements de 2-3 pièces pour
450.000 F (ancien) à 550.000 F (neuf). Ces derniers sont les plus
nombreux et représentent 12 % de l'ensemble de la clientèle du
prêt à 0 %.
Une accession neuve périurbaine de moyenne gamme / Budget
650.000 F : 21 %
Ces jeunes familles de 30-35 ans, avec un ou deux enfants, souvent
originaires du district de Rennes, ont des revenus de l'ordre de 14.000 F et un
apport de 140.000 F en moyenne. Ils font construire des maisons neuves de cinq
pièces pour un budget de 650.000 F.
L'accession neuve de bas de gamme / Budget 550.000 F : 23 %
Jeunes ménages de 30-35 ans (15 %) ou familles nombreuses de 35-40
ans (8 %), tous ces accédants ont en commun la modestie de leurs
ressources et la faiblesse de leur apport personnel. Très majoritairement
ouvriers, ils résident surtout en zone rurale et dans les petites villes
du département. Leurs revenus sont de l'ordre de 12.000 F. Ils
choisissent des maisons individuelles neuves de 550.000 F en moyenne. 15 à
20 % d'entre eux s'orientent toutefois vers l'acquisition-amélioration,
soit en nouvelle quotité (jeunes ménages), soit en ancienne quotité
de travaux (familles nombreuses).
Les projets modestes en ancien Budget 400.000 F
........................................... 24 %
Nous retrouvons là une clientèle assez hétérogène,
également issue des zones rurales et petites villes, qui réalise
des projets peu coûteux en ancien avec travaux. Deux groupes peuvent être
distingués. Le premier (18 % de l'ensemble des projets) se compose
de jeunes ménages aux caractéristiques très proches des
clients de l'accession neuve de bas de gamme, et d'isolés avec enfants.
Ils sont un peu plus modestes et réalisent des projets de 400.000 F,
majoritairement avec l'ancienne quotité de travaux. Le second groupe
(6 % des projets) compte deux types de ménages ruraux, agriculteurs et
ouvriers, qui effectuent de préférence des opérations en
ancienne quotité de travaux : d'une part, des isolés modestes dont
les projets s'élèvent en moyenne à 250.000 F, d'autre part,
les familles d'agriculteurs et d'ouvriers plus aisées (13.000 F de
revenus, bons apports) qui réalisent des opérations de 550.000 F
environ.
Les positions des quatre principaux prêteurs sur le marché
: des spécialisations marquées
· Le Crédit Mutuel est présent sur tous les profils
d'accession, et plus particulièrement sur celui des accédants "
urbains ", qui représentent 22 % de sa production au second
trimestre, contre 17 % pour l'ensemble des établissements.
· Le Crédit Agricole est particulièrement bien
implanté auprès de la clientèle d'accédants en neuf
aisés et de celle, plus rurale, de l'accession modeste en acquisition-amélioration.
Ces deux groupes représentent près de la moitié de sa
production.
· Le Crédit Immobilier est le plus spécialisé
des établissements étudiés, en l'occurrence sur le bas du
marché : il réalise 53 % de sa production en accession neuve de
bas de gamme et 25 % auprès des jeunes ménages modestes acquéreurs
de logements anciens.
· La Caisse d'Epargne, comme le Crédit Mutuel, a une clientèle
assez diversifiée. Elle est surtout bien implantée sur le segment
de l'accession neuve périurbaine de moyenne gamme (26 % de sa production)
et sur celui de la petite accession urbaine (22 %).
Qu'en est-il de l'évolution des différents profils
d'accession depuis le début de l'année ? Il est encore trop tôt
pour déceler des mouvements significatifs, pour la clientèle des
trois établissements dont les données sont disponibles sur toute
la période. Il ne serait d'ailleurs pas aisé de faire la part des évolutions
de leur clientèle qui est en fait imputable à la redistribution
des parts de marché entre prêteurs.
| Groupe |
% T296 |
Description des ménages |
Description des projets |
A. L'ACCESSION NEUVE BAS DE GAMME - RURAL ET PETITES VILLES : 23 %
| 1. Jeunes familles modestes sans apport |
15% |
Jeunes familles modestes avec 1-2 enfants, 32 ans Ouvriers à 70 %,
zones rurales et petites villes Revenu moyen : 12.000 F Apport modeste : 50.000
F |
Individuel neuf bas de gamme (550.000 F), 4-5 pièces Un peu
d'ancien " nouvelle quotité " (14 %) |
| 2. Familles nombreuses sans apport |
8% |
Familles modestes avec 3 enfants et plus, un peu plus âgées
(37 ans) Ouvriers et employés en zone rurale, petites villes mais aussi
district hors agglomération de Rennes Revenu moyen : 13.000 F Apport inférieur
à 25.000 F |
Maisons individuelles de 5 pièces en neuf bas de gamme (75 %) ou
acquisition-amélioration avec " ancienne quotité " (18
%) Budget de 530-540.000 F |
B. LES PROJETS MODESTES EN ANCIEN : 24 % Une clientèle relativement hétérogène
| 3. Jeunes ménages modestes et sans apport |
18% |
Jeunes ménages modestes de 32-33 ans, isolés avec enfants et
jeunes couples avec ou sans enfants, issus de zones rurales et petites villes
Ouvriers et employés, 11 à 12.000 F de revenu Apport très
faible : le plus souvent moins de 25.000 F |
Maisons individuelles (1/4 d'appartements toutefois) en ancien avec
travaux, pour un budget moyen de 400.000 F Beaucoup d'ancien avec "
nouvelle quotité " (41 %) |
| 4. Isolés modestes et familles rurales un peu plus aisées
|
6% |
Deux sous-groupes de ménages ruraux : d'une part 30 % de jeunes isolés
modestes (30 ans, 7.500 F) sans beaucoup d'apport, d'autre part des familles
avec 2-3 enfants (51 % 35 ans environ, 13.000 F) disposant d'apports plus
consistants. Agriculteurs et ouvriers |
Acquisition-amélioration en individuel avec l'ancienne quotité
de travaux, pour des budgets de 550.000 F environ pour les familles, 250.000 F
pour les isolés. Quelques projets en collectif (30 %), également
avec l'ancienne quotité de travaux.
|
C. UNE ACCESSION URBAINE : 17 %
| 5. Couples mûrs ou retraités, aux revenus moyens, mais
disposant d'un capital conséquent |
5% |
Couples sans enfants, ou un seul, 45 ans en moyenne, retraités (51
%) et professions intermédiaires, toutes localisations, revenus moyens de
13 à 14.000 F Un apport très important, de plus de 150.000 F et
250.000 F en moyenne |
Achat d'une maison (4-5 pièces) ou dans plus d'un cas sur deux, d'un
appartement (4 pièces en moyenne) en neuf dans les deux tiers des cas, ou
en ancien. Le budget moyen est important et de l'ordre de 650 à 700.000
F.
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| 6. Isolés modestes mais dotés d'un bon apport |
12% |
Isolés sans enfants, 35 ans, professions intermédiaires,
employés et ouvriers, 8.500 F mensuels en moyenne, résidant pour
45 % d'entre eux dans le District et pour un tiers dans l'agglomération
rennaise. Bon apport de 150.000 F en moyenne |
Achat de petits appartements de deux à trois pièces, neufs le
plus souvent et pour un quart d'entre eux en ancien (plutôt "
nouvelle quotité "), pour un budget de 450.000 F (ancien) à
550.000 F (neuf). |
D. L'ACCESSION NEUVE PERIURBAINE DE MOYENNE GAMME : 21 %
| 7. Jeunes familles urbaines aux revenus moyens ; un apport correct |
21% |
Jeunes familles avec 1 ou 2 enfants, 30-35 ans, de professions intermédiaires
à ouvriers, revenus de 14.000 F en moyenne, 40 % sont originaires du
district de Rennes Apport conséquent de 140.000 F en moyenne |
Acquisition de maisons neuves de 5 pièces pour un budget de 650.000
F
|
E. L'ACCESSION NEUVE PERIURBAINE AISEE : 14 %
| 8. Familles rennaises assez aisées, disposant d'un gros capital
|
14% |
Familles avec enfants de 35-40 ans, cadres (40 %) et professions intermédiaires
du district de Rennes (37 % dans l'agglomération, 55 % dans le district)
Revenus de 18 à 19.000 F Apport de 300.000 F en moyenne |
14 % Maisons individuelles neuves de 5-6 pièces, pour un budget de
l'ordre de 900.000 F. 16 % toutefois achètent en ancien " nouvelle
quotité ", pour des budgets comparables.
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