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Un membre de votre famille ou
un ami qui emprunte pour acheter un logement vous demande votre
caution personnelle pour garantir le remboursement de son emprunt
à la banque.
En vous portant caution,
vous vous engagez à payer à la place de la personne
que vous cautionnez, si elle ne peut faire face elle-même
au paiement de sa dette.
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Il
ne s'agit pas d'un simple engagement moral, mais d'un acte
qui peut être lourd de conséquences pour votre
situation personnelle et celle de vos héritiers : ne
vous engagez pas à la légère. Soyez particulièrement
vigilant si vous êtes commerçant ou artisan.
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VOTRE ENGAGEMENT
NE SERA VALABLE QUE SI L'ACTE DE CAUTION RESPECTE CERTAINES FORMES

L'acte de caution comporte
certains termes qu'il vous faut identifier : vous êtes
la " caution " ; la personne pour laquelle vous vous portez
caution est le " débiteur " ; l'établissement
prêteur est le " créancier ".
L'engagement de caution doit
être écrit.
Dans la pratique, l'acte de
caution est souvent établi " sous seing privé
", c'est-à-dire signé directement entre l'établissement
prêteur et celui qui apporte sa caution.
Votre caution peut figurer sur l'acte principal, c'est-à-dire
le contrat de prêt ou en annexe, plutôt que par acte
séparé : ainsi, vous aurez une meilleure connaissance
des obligations de la personne que vous cautionnez.
L'acte de caution peut aussi
être établi par un notaire, sous sa responsabilité
: c'est alors un acte authentique ; son contenu n'est pas réglementé
comme les actes " sous seing privé ". Le notaire
vous informe et vous conseille sur l'engagement que vous allez prendre.
Toutefois, si vous vous engagez solidairement, votre engagement
doit être limité à un montant global expressément
mentionné. Si celui-ci n'est pas limité, le cautionnement
sera automatiquement considéré comme un cautionnement
simple.
Dans tous les cas, un exemplaire
de l'acte de caution que vous avez signé doit vous être
remis ; conservez-le.
Que doit contenir l'acte de caution
?
L'acte de caution sous seing privé comprend obligatoirement,
suivie de votre signature, une mention écrite de votre main
indiquant :
La durée de la caution, c'est-à-dire
le délai pendant lequel vous vous engagez. Vous ne pourrez
pas dénoncer la caution avant le terme prévu.
Si l'acte de caution ne comporte pas de durée précise,
vous pouvez à tout moment retirer votre caution, en adressant
une lettre recommandée avec avis de réception au créancier
: vous ne serez alors engagé que pour les sommes dues avant
la dénonciation.
La somme en chiffres et en lettres
que vous vous engagez à cautionner ; en cas de contradiction
entre les deux, c'est la somme en lettres qui sera retenue.
Vous n'êtes pas obligé
de vous engager à couvrir la totalité de la dette
; vous pouvez choisir d'indiquer une somme maximale au-delà
de laquelle vous ne cautionnerez pas : même si la dette est
supérieure, il ne pourra vous être réclamé
un montant plus élevé.
La mention manuscrite doit reproduire
la formule prévue par le Code de la consommation (article
L. 313-7) :
" En me portant
caution de X... dans la limite de la somme de X... couvrant le paiement
du principal, des intérêts et le cas échéant,
des pénalités ou intérêts de retard et
pour la durée de ..., je m'engage à rembourser au
prêteur les sommes dues sur mes revenus et mes biens si X...
n'y satisfait pas lui-même ".
Afin que vous soyez clairement informé
de l'étendue de votre engagement, l'établissement
prêteur est tenu de vous adresser en tant que caution déclarée,
un exemplaire de l'offre de prêt qui doit préciser,
notamment, la nature du prêt consenti à la personne
que vous cautionnez, son coût total : montant, taux, durée.
Chaque année, au plus tard le 31 mars, l'établissement
prêteur doit vous rappeler, soit son terme si votre engagement
est à durée déterminée, soit votre faculté
de révocation si votre engagement est à durée
indéterminée ; il doit vous informer du montant restant
dû par le débiteur au 31 décembre de l'année
précédente au titre de l'obligation que vous cautionnez.
A défaut, vous n'êtres pas tenu au paiement des pénalités
ou intérêts de retard échus depuis la précédente
information jusqu'à la date de communication de la nouvelle
information.
La nature de la caution
Lorsque vous cautionnez
solidairement un emprunt immobilier, une mention manuscrite expresse
et spéciale doit préciser que vous vous engagez à
rembourser le créancier sans pouvoir exiger qu'il poursuive
préalablement le débiteur.
La formule à faire
figurer est prévue par le Code de la consommation (article
L. 313-8) : "
en renonçant au bénéfice de discussion défini
à l'article 2021 du Code Civil et en m'obligeant solidairement
avec X... je m'engage à rembourser le créancier sans
pouvoir exiger qu'il poursuive préalablement X... ".
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Un engagement
de caution qui est manifestement disproportionné à
vos revenus lors de la signature du contrat, ne sera pas valable,
sauf si vos biens sont suffisants au moment où la caution
est mise en oeuvre : dans le cas contraire, la banque ne pourra
s'en prévaloir.
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LA PERSONNE QUE VOUS AVEZ CAUTIONNEE NE REMBOURSE PAS SA DETTE 
L'établissement de crédit
qui a consenti le prêt doit vous informer :
- dès le premier retard
de paiement non régularisé par l'emprunteur dans
le délai d'un mois suivant la date de son exigibilité
(Code de la consommation : article L. 341-1) ;
- et au premier retard de paiement
caractérisé en général trois mois
de retard de paiement pour une échéance mensuelle
(Code de la consommation : article L. 313-9).
Dans le cas contraire, vous ne serez
pas tenu de payer les pénalités ou intérêts
de retard échus entre la date de ces premiers incidents et
celle à laquelle vous avez été informé.
Vous êtes caution simple :
- Le bénéfice
de discussion vous permet de demander au créancier
de poursuivre directement sur ses biens, la personne que vous
avez cautionnée. Vous ne serez alors tenu de payer que
si le débiteur est insolvable ou si les poursuites contre
lui échouent.
En revanche, si l'acte de caution comporte une clause par laquelle
vous renoncez au bénéfice de discussion,
l'établissement prêteur pourra s'adresser à
vous, avant même d'avoir effectué des poursuites
contre l'emprunteur que vous cautionnez.
- S'il y a plusieurs cautions (renseignez-vous
auprès du créancier) : vous ne serez poursuivi que
pour une part de la dette et le montant total sera réparti
entre les différentes cautions, à moins que vous
n'ayez renoncé au bénéfice de division.
Vous êtes caution solidaire
:
Vous êtes engagé, au
même titre que la personne que vous cautionnez ; le créancier
peut, à son choix, s'adresser à l'un ou à l'autre.
Vous pouvez être poursuivi
pour toute la dette dont le débiteur est redevable, dans
la limite des sommes pour lesquelles vous vous êtes engagé.
- S'il y a plusieurs cautions,
chaque caution peut être poursuivie pour l'ensemble de la
dette, ou seulement la plus solvable, au choix du créancier.
Vous bénéficiez ensuite
d'une action directe contre le débiteur.
Vous pouvez le poursuivre
par tous les moyens légaux, vous disposez des mêmes
droits à son encontre que le créancier initial.
LES BIENS CONCERNES
PAR L'ACTE DE CAUTION ? 
La caution que vous avez donnée,
engage tous vos biens personnels, vos revenus, salaires ou pensions,
ainsi que votre logement s'il vous appartient.
Si la personne cautionnée ne rembourse pas son emprunt, votre
logement pourra être mis en vente à l'initiative du
créancier et vous pourriez être privé de la
majeure partie de vos ressources (sauf un minimum égal au
revenu minimum d'insertion).
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Mesurez
donc bien les conséquences financières de votre
engagement par rapport à votre patrimoine et à
vos héritiers.
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- Si vous êtes marié
sans contrat, sous le régime légal, le créancier
exigera probablement que votre conjoint donne son consentement
exprès à l'acte de caution : dans ce cas, vos biens
personnels et les biens communs du ménage, notamment le
logement de la famille, s'il dépend de la communauté,
sont engagés. Les
biens personnels de votre conjoint seront en principe épargnés
: par sécurité, il est conseillé de le préciser.
Si votre conjoint ne donne
pas son accord exprès, seuls vos biens personnels et vos
revenus sont engagés.
- Si vous êtes
marié sous le régime de la séparation de
biens : en cas de caution donné pour un emprunt contracté
par votre conjoint, notamment s'il est commerçant ou artisan,
attention la totalité de votre propre patrimoine est engagée
!
- Si vous êtes
liés par un PACS : les biens personnels de votre partenaire
ne seront engagés que s'il donne son consentement à
l'acte de caution. Toutefois, les biens achetés après
conclusion du Pacte civil de solidarité sont présumés
vous appartenir par moitié ; ils pourraient donc être
engagés.
- Vous avez donné
une caution hypothécaire
Vous ne pourrez
pas être poursuivi sur tous vos biens : seul l'immeuble
hypothéqué pourra être saisi par le créancier.
- Vous avez donné une
caution personnelle et hypothécaire
Vous êtes engagé,
pour toute la dette, non seulement à titre personnel sur
tout votre patrimoine, mais aussi sur le bien que vous aurez hypothéqué.
En cas de caution hypothécaire - qu'elle soit solidaire
ou non -, l'acte de caution est obligatoirement établi
par un notaire, qui vous conseillera.
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Vous ne
pouvez faire face à votre engagement de caution : vous
pouvez, sous certaines conditions, saisir la commission départementale
d'examen des situations de surendettement.
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Si le débiteur pour lequel vous vous êtes
porté caution dépose lui-même un dossier à
cette commission, votre cautionnement doit être déclaré
à la commission par le créancier qui doit indiquer
si votre caution a été engagée. La commission
qui constate votre cautionnement doit vous informer de l'ouverture
de cette procédure et vous pourrez lui faire connaître
vos observations.
LA FIN DE LA CAUTION 
L'engagement de la caution prend
fin en principe :
- au terme prévu dans l'acte
de caution
- au remboursement total de la
dette par le débiteur principal
- au décès du débiteur
garanti, si le contrat principal disparaît avec lui
- à votre décès,
si l'acte le prévoit ; dans le cas contraire, vos héritiers
sont en principe tenus de payer.
Sachez
que si vous choisissez de ne pas prendre le risque d'être
caution pour un emprunteur, fut-il un membre de vote famille ou
un ami, celui-ci peut s'adresser à un organisme spécialisé
dans la cautio financière ou mutuelle.
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Sachez que
si vous choisissez de ne pas prendre le risque d'être
caution pour un emprunteur, fut-il un membre de votre famille
ou un ami, celui-ci peut s'adresser à un organisme
spécialisé dans la caution financière
ou mutuelle.
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