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LA LOCATION
D'UN LOGEMENT HLM VOUS
CHERCHEZ UN LOGEMENT HLM A LOUER ...
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UN
LOGEMENT HLM, A QUELLES CONDITIONS ?
Les logements HLM construits, achetés ou améliorés avec l'aide
de l'Etat, appartenant aux organismes HLM (Offices publics d'HLM et Sociétés
Anonymes) ou gérés par eux sont attribués dans certaines
conditions : - Vous devez
être français ou étranger admis à séjourner
régulièrement en France. Si vous êtes étranger, vous
devez être titulaire d'une carte en cours de validité, notamment
: carte de résident, de séjour temporaire, de résident privilégié,
de résident ordinaire, de séjour de ressortissant de la Communauté
Européenne, certificat de résidence de ressortissant algérien,
étranger admis au séjour au titre de l'asile...
- Vos
ressources annuelles imposables ajoutées à celles de l'ensemble
des personnes vivant au foyer ne doivent pas excéder un plafond qui varie
en fonction du nombre de personnes à charge,et du lieu d'habitation (Ile-de-France
ou autres régions). A titre d'exemple, en 2006, vos ressources annuelles
de l'année n - 2 ne doivent pas dépasser :
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Pour
une famille de 4 personnes : - 41.933 € pour Paris et communes limitrophes
- 38.577 pour l'Ile de France hors Paris et communes limitrophes - 30.216
€ pour les autres régions Pour
une famille de 3 personnes ou une personne seule avec une personne à charge
: - 35.122 € pour Paris et communes limitrophes - 32.206 €
pour l'Ile de France hors Paris et communes limitrophes - 25.030 € pour
les autres régions | |
Ce plafond est révisé
chaque année au 1er janvier en fonction de l'évolution du SMIC.
Des dérogations à la hausse ou à la baisse peuvent être
accordées en fonction du financement dont a bénéficié
l'ensemble HLM : renseignez-vous auprès de votre ADIL et de l'organisme
HLM. - Vous n'êtes
pas obligé de résider dans la commune pour faire une demande.
Le
bailleur doit vous remettre un exemplaire du contrat de location.
LE
DELAI D'OBTENTION VARIE SELON LES LOCALITES
 Le
fait de remplir ces conditions ne vous donne pas automatiquement droit à
l'attribution d'un logement. Les critères de priorité sont
déterminés dans chaque département par le règlement
départemental d'attribution qui est établi par le Préfet
après avis du Comité Départemental de l'Habitat.
Votre recherche aboutira plus ou moins rapidement selon le nombre de logements
disponibles dans le département, selon la localité et le quartier
où vous souhaitez habiter. En agglomération parisienne,
notamment, l'attente peut être longue et même durer plusieurs années.
En règle générale, sont prioritaires :
- les personnes expulsées de leur
logement ;
- les personnes
handicapées, les familles nombreuses, les femmes enceintes , les chefs
de famille monoparentale ou les jeunes à la recherche d'un premier logement
;
- les personnes qu'un nouvel
emploi conduit à déménager ;
- les
personnes ayant une réduction brutale de leurs ressources.
Si
votre situation vous classe parmi les prioritaires, la préfecture du département
dans lequel vous cherchez un logement proposera en priorité votre candidature
aux organismes d'HLM propriétaires de logements dans ce département.
Une enquête sociale sera effectuée par les services de la mairie
à votre domicile.
VOS
DEMARCHES  Pour
accroître vos chances d'obtenir un logement, vous avez intérêt
à déposer votre candidature simultanément :
- à la préfecture du département
où vous souhaitez résider ;
- auprès
des organismes HLM du département où vous souhaitez résider
;
- à la mairie de la
ville que vous souhaitez habiter et à la mairie de votre résidence
actuelle.
La mairie
transmettra votre demande à un ou plusieurs organismes HLM. Certaines
mairies et certains organismes HLM peuvent convenir ensemble de modalités
d'inscription communes : renseignez-vous auprès de votre ADIL ou de votre
mairie. - à Paris,
vous faites inscrire votre candidature à la mairie de votre arrondissement.
Vous avez intérêt à
adresser également une demande :
- lorsque
vous êtes salarié d'une entreprise privée de plus de dix personnes,
à votre employeur pour savoir s'il peut vous obtenir un logement parmi
ceux qui peuvent lui être réservés par les Comités
Interprofessionnels du Logement, en contrepartie de sa participation au "1
% logement".
- lorsque
vous êtes fonctionnaire, au service social de votre administration.
Pour votre demande, munissez-vous :
- de
votre livret de famille ou de votre fiche familiale d'état-civil ;
- de
votre titre de séjour, si vous êtes étranger ;
- de
vos dernières feuilles de paye et de celles des personnes vivant avec vous
;
- de votre dernière
quittance de loyer ;
- de votre
avertissement d'impôt ;
- éventuellement
des pièces attestant d'une expulsion, d'une déclaration d'état
de péril ou d'insalubrité, d'un jugement de divorce...
Votre
candidature est enregistrée selon les départements, sur un ou plusieurs
fichiers de demandeurs où elle va être classée en fonction
de son caractère prioritaire. Si vous remplissez les conditions
d'obtention d'un logement HLM, vous recevrez, en principe, un certificat d'inscription
dont la durée de validité varie selon les organismes HLM (de six
mois à un an en règle générale). A l'expiration de
ce délai, lorsque votre demande n'a pas abouti, vous devrez la renouveler.
Ce sont les organismes d'HLM qui attribuent les logements HLM. Des
aides au logement peuvent être accordées par les organismes sociaux
(caisse d'allocations familiales, caisse de mutualité sociale agricole)
ou le département, aux personnes qui disposent de ressources modestes ou
précaires, pour leur permettre de payer leur loyer : renseignez-vous auprès
de votre ADIL ou des organismes sociaux du département pour savoir si vous
pouvez en bénéficier. Les ADIL (Centres d'Information sur
l'Habitat) n'attribuent pas de logements HLM, mais vous orientent sur les organismes
qui les gèrent ; ils vous informent gratuitement sur la réglementation
applicable à la location d'un logement et sur les aides auxquelles vous
avez peut-être droit (allocation-logement, prime de déménagement
...). L'Union Sociale pour l'Habitat n'attribue pas de logement et ne
dispose pas de fichier, mais elle communique des informations sur la réglementation
et tient à jour l'annuaire des organismes HLM, que vous pouvez consulter
pour savoir s'ils ont des logements disponibles : http://www.union-habitat.org/AnnuaireOrg.
LE
DROIT AU LOGEMENT OPPOSABLE 
Le droit opposable au logement : de quoi s’agit-il ?
Toute
personne qui, résidant sur le territoire français de façon
régulière et stable, n’est pas en mesure d’accéder
par ses propres moyens à un logement décent et indépendant
ou de s’y maintenir, peut désormais, en cas de non obtention d’un
logement après avoir fait les démarches prévues à
cet effet, exercer un recours amiable devant la commission de médiation
et à défaut de proposition de logement ou d’accueil en structure
adaptée, un recours contentieux devant le tribunal administratif ; celui-ci
peut ordonner non seulement le logement, ou le relogement, mais aussi l’hébergement
du demandeur par l’Etat, et peut assortir son injonction d’une astreinte
au profit du fonds d’aménagement urbain régional.
Qui
peut en bénéficier ? Le
droit à un logement décent et indépendant, garanti par l’Etat
est offert à toutes les personnes qui répondent aux deux conditions
cumulatives suivantes : - elles résident sur
le territoire français de façon régulière et dans
des conditions de permanence définies par décret en Conseil d'Etat.
L'exigence de régularité du séjour suppose, soit d’avoir
la nationalité française, soit de disposer d’un titre de séjour
régulier. - Elles ne sont pas en mesure d’accéder
par leurs propres moyens à un logement décent et indépendant
et de s’y maintenir.
- Elles
satisfont aux conditions réglementaires d'accès au logement social.
A partir de quand le droit opposable au logement entre-t-il
en vigueur ?
Le recours amiable est
ouvert sans délai aux demandeurs prioritaires de logement, et à
l’expiration du délai d’attente anormalement long (défini
par arrêtés préfectoraux) pour les autres demandeurs de logements
sociaux. Le recours contentieux est ouvert à compter du 1er décembre
2008 aux demandeurs prioritaires de logement et, à compter du 1er janvier
2012, à l’expiration du délai anormalement long pour les autres
demandeurs de logement social.
Qui sont les demandeurs prioritaires d’un logement
social ?
- Les demandeurs de bonne foi
répondant à l’un des critères suivants :
- dépourvus de logements (sont visées les personnes
sans domicile fixe ainsi que les personnes privées de domicile personnel) ;
-
logés dans des locaux manifestement suroccupés ou ne présentant
pas le caractère de la décence, et qui ont, soit au moins un enfant
mineur, soit un enfant présentant un handicap (au sens de l’article
L.114 du code de l’action sociale et des familles), soit au moins une personne
à charge présentant un tel handicap ;
-
menacés d'expulsion sans relogement ;
- hébergés
ou logés temporairement dans un établissement ou un logement de
transition ;
- logés dans des locaux impropres à
l’habitation ou présentant un caractère insalubre ou dangereux.
- Les autres demandeurs de logement sociaux
Comme
par le passé, la commission peut être saisie par toute personne qui,
satisfaisant aux conditions réglementaires d’accès à
un logement locatif social et bénéficiant d’un numéro
d’enregistrement unique, n’a reçu aucune proposition adaptée
en réponse à sa demande de logement dans le délai « anormalement
long ».
Comment se fait le recours amiable ?
Le
recours amiable se fait devant la commission départementale de médiation.
qui est placée auprès du préfet. Les demandeurs
pourront, dans la phase de médiation, se faire assister, (et non représenter),
par les associations dont l'un des objets est l'insertion ou le logement des personnes
défavorisées ou les associations de défense des personnes
en situation d’exclusion et agréées par le préfet.
- Les demandeurs prioritaires
La commission
peut être saisie, sans délai, par les demandeurs prioritaires
de logements sociaux bénéficiant, à ce titre, d’un
numéro d’enregistrement unique. - Les
autres demandeurs de logement sociaux
Comme par le passé, la
commission peut être saisie par toute personne qui, satisfaisant aux conditions
réglementaires d’accès à un logement locatif social
et bénéficiant d’un numéro d’enregistrement unique,
n’a reçu aucune proposition adaptée en réponse à
sa demande de logement dans le délai « anormalement long »).
Quel est le rôle de la la commission de médiation?

Dans
un délai fixé par décret, la commission désigne au
préfet les demandeurs qu’elle reconnaît comme prioritaires
et détermine les caractéristiques du logement adapté à
leurs besoins et capacités afin que celui-ci leur soit attribué
en urgence. Elle notifie par écrit au demandeur sa décision,
qui doit être motivée. Elle peut faire toute proposition d’orientation
des demandes qu’elle ne juge pas prioritaires. Comme par le passé,
elle peut obtenir du bailleur ou des bailleurs en charge de la demande tous les
éléments d'information sur la qualité du demandeur et sur
les motifs justifiant l'absence de proposition. La commission transmet ensuite
au préfet la liste des demandeurs prioritaires, auxquels un logement doit
être attribué en urgence. Dans certaines situations, la commission,
saisie d’une demande de logement, peut estimer qu'une offre de logement
n'est pas adaptée mais que le demandeur est prioritaire : dans ce cas,
elle peut prévoir un accueil dans une structure d'hébergement, un
établissement ou un logement de transition, un logement-foyer ou une résidence
hôtelière à vocation sociale. Elle transmet au préfet
cette demande afin qu’un accueil dans une structure d’hébergement,
un établissement ou un logement de transition, un logement-foyer ou une
résidence hôtelière à vocation sociale soit proposé.
Comment se fait le recours contentieux pour une demande de logement ?
Toute
personne dont la demande de logement est reconnue comme prioritaire et urgente
par la commission de médiation et qui n’a pas reçu une offre
de logement tenant compte de ses besoins et de ses capacités a la possibilité
de saisir la juridiction administrative. En l'absence de commission de médiation
dans le département, le demandeur peut exercer le recours si, après
avoir saisi le préfet, il n'a pas reçu une offre tenant compte de
ses besoins et de ses capacités dans un délai fixé par voie
réglementaire. - Date d’ouverture du recours
Le recours est ouvert en deux temps : - à compter du 1er décembre
2008, pour les cinq catégories de demandeurs de logements les plus prioritaires
ayant le droit de saisir sans délai la commission ; - à
compter du 1er janvier 2012, pour les autres personnes éligibles au logement
social qui n’ont pas reçu de réponse à leur demande
de logement à l’expiration d’un délai anormalement long.
- Pouvoirs du magistrat en matière de logement
Le président du tribunal administratif ou le magistrat qu'il désigne,
statue en urgence, dans un délai de deux mois à compter de sa saisine.
L’audience se déroule sans conclusions du commissaire du Gouvernement ;
cependant, le renvoi devant une formation collégiale est possible. Le
magistrat ordonne à l’Etat de loger ou de reloger le demandeur dès
lors qu’il constate que la demande, reconnue comme prioritaire par la commission,
doit être satisfaite d'urgence et qu’un logement tenant compte de
ses besoins et de ses capacités ne lui a pas été offert. Il
peut assortir son injonction d’une astreinte financière pour contraindre
l'Etat à exécuter sa décision. Le produit de l’astreinte
est versé aux fonds d’aménagement urbain, institués
dans chaque région. Ces fonds sont destinés à permettre aux
communes ou aux EPCI de financer leurs actions foncières ou immobilières
en faveur du logement locatif social. Le magistrat peut également
ordonner, alors même que le recours porte sur une demande de logement, l’accueil
dans une structure d'hébergement, un établissement ou logement de
transition, un logement-foyer ou une résidence hôtelière à
vocation sociale.
Quels sont les recours pour une personne qui demande un hébergement ?
Deux
recours sont possibles : un recours amiable et un recours contentieux Le
recours amiable Toute personne qui, sollicitant l'accueil dans une structure
d'hébergement, un établissement ou logement de transition, un logement-foyer
ou une résidence hôtelière à vocation sociale, n'a
reçu aucune réponse adaptée à sa demande peut saisir,
sans délai, la commission de médiation. La
commission de médiation transmet au préfet, la liste des demandeurs
pour lesquels un accueil doit être prévu. Le
préfet propose dans un délai fixé par décret, aux
demandeurs désignés par la commission, une place dans une structure
d’hébergement, un établissement ou logement de transition,
un logement-foyer ou une résidence hôtelière à vocation
sociale. Il informe par écrit les personnes, auxquelles une proposition
d’hébergement a été adressée, de l’existence
des dispositifs d’accompagnement social mis en œuvre dans le département. Le
recours contentieux Le demandeur qui a été
reconnu par la commission de médiation prioritaire pour un accueil dans
une structure d'hébergement, un établissement ou logement de transition,
un logement-foyer ou une résidence hôtelière à vocation
sociale et qui n'a pas été accueilli, dans un délai fixé
par décret, dans l'une de ces structures a la possibilité d’introduire
un recours devant la juridiction administrative. - Date
d’ouverture du recours
Ce recours est ouvert à compter du 1er
décembre 2008. - Pouvoirs du magistrat en
matière d’hébergement
Le président du tribunal
administratif ou le magistrat qu'il désigne statue en urgence, dans un
délai de deux mois à compter de sa saisine. Sauf renvoi à
une formation collégiale, l'audience se déroule sans conclusions
du commissaire du Gouvernement. Le magistrat, ordonne
l'accueil dans une structure d'hébergement, un établissement ou
logement de transition, un logement-foyer ou une résidence hôtelière
à vocation sociale lorsqu'il constate que la demande a été
reconnue prioritaire par la commission de médiation et que n'a pas été
proposée au demandeur une place dans une structure. Il peut également
assortir son injonction d'une astreinte dont le produit est comme en matière
de logement, versé aux fonds d’aménagement urbain.
Comment saisir le tribunal administratif 
Le
tribunal administratif est saisi par requête déposée au greffe.
Cette requête doit indiquer les nom et domicile des parties et contenir
l'exposé des faits et moyens, ainsi que l'énoncé des conclusions
soumises au juge. Elle peut être régularisée par le dépôt
d'un mémoire exposant un ou plusieurs moyens jusqu'à l'expiration
du délai de recours. Le ministère d'un avocat n'est pas requis,
sauf lorsque les conclusions de la demande tendent au paiement d'une somme d'argent,
à la décharge ou à la réduction de sommes dont le
paiement est réclamé au requérant ou à la solution
d'un litige né d'un contrat. Même dans cette hypothèse, nombreux
sont les litiges où le requérant est exonéré de cette
obligation. Le délai de recours est en règle générale
de deux mois à compter de la notification de la décision et, sauf
disposition législative ou réglementaire contraire, le silence gardé
pendant plus de deux mois sur une réclamation par l'autorité compétente
vaut décision de rejet.
Y a-t-il d’autres recours ?
Les demandeurs
de logement ou d’hébergement pourront également exercer
deux autres types de recours de droit commun : - un recours contre
les décisions de la commission de médiation, dès lors qu’une
demande n’aura pas été jugée prioritaire ; le
requérant disposera alors de deux mois pour intenter un recours, dans les
conditions du droit commun ; - un recours en responsabilité
contre l’Etat, dès lors que celui-ci n’aura pu attribuer de
logement ou un hébergement au demandeur dans le temps imparti. Droit
au logement opposable : mode
d'emploi édité par le ministère du Logement et de la Ville
avec la collaboration de l'ANIL |