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Retour
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LA
FIN DU BAIL
Renouveler
le bail / Quitter le logement
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A
l'expiration du bail, si le propriétaire n'a pas manifesté
son souhait de reprendre le logement pour l'occuper ou le vendre,
ou pour un motif sérieux et légitime, la location
avec le locataire en place se poursuit. Trois
possibilités peuvent se présenter
LE
PROPRIETAIRE SOUHAITE CONTINUER LA LOCATION DANS LES MEMES CONDITIONS
Le
propriétaire ne fait aucune démarche.
Le bail est reconduit pour trois ans, si le propriétaire
est un particulier, ou six ans si le propriétaire est une
personne morale (société, compagnie d'assurance).
L'augmentation
du loyer ne peut être supérieure à la variation
de l'indice de référence des loyers publié
par l'INSEE, à condition toutefois qu'une clause de révision
figure dans le bail initial.
Il
n'est pas nécessaire de refaire un nouveau contrat : la reconduction
de la location se fait aux conditions du bail initial.
LE
PROPRIETAIRE SOUHAITE CONCLURE UN BAIL DE COURTE DUREE 
Le
particulier qui est propriétaire peut proposer un bail inférieur
à trois ans, mais d'au moins un an, si un événement
précis l'oblige à récupérer son logement
pour des raisons professionnelles ou familiales (ex : départ
à la retraite, nécessité de loger un membre
de la famille).
- Il
doit avertir le locataire au moins six mois avant la fin du bail.
- Un
nouveau bail est établi ; il doit indiquer l'événement
précis qui justifie une durée de location inférieure
à trois ans. Le propriétaire devra confirmer au
locataire la réalisation de l'événement deux
mois avant la fin du contrat par lettre recommandée avec
avis de réception ou par acte d'huissier.
- Le
loyer peut être révisé si une clause du contrat
le prévoit ; l'augmentation du loyer ne peut être
supérieure à la variation de l'indice de référence
des loyers publié par l'INSEE.
LE
PROPRIETAIRE PROPOSE DE RENOUVELER LE BAIL AVEC UN NOUVEAU
LOYER
La
durée du bail renouvelé est de trois ans, si le
propriétaire est un particulier et de six ans si le propriétaire
est une personne morale (société, compagnie d'assurance).
Le propriétaire peut proposer une augmentation de loyer,
uniquement si le loyer est manifestement sous-évalué
par rapport aux loyers habituellement constatés dans le voisinage
pour des logements comparables.
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- Il
doit alors adresser sa proposition au locataire six mois
au moins avant la fin du bail.
Sa proposition
doit reproduire l'article 17 c de la loi du 6 juillet 1989.
Elle doit contenir les références précises
qui justifient le nouveau loyer.
L'augmentation du loyer s'appliquera progressivement (cf.
dépliant " Le
loyer") .
- Le
propriétaire qui propose un nouveau loyer ne peut,
en aucun cas, donner congé pour l'échéance
du bail en cour
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Soit le locataire accepte la proposition de nouveau loyer :
il manifeste son accord au propriétaire par écrit.
Soit le locataire n'accepte pas la proposition : il manifeste
son désaccord par écrit ou ne répond pas quatre
mois avant la fin du bail.
Le propriétaire ou le locataire saisit alors, sans frais,
la commission départementale de conciliation, dont le siège
est généralement à la préfecture ou
la DDE, par lettre recommandée avec accusé de réception
ou par acte d'huissier.
La commission de conciliation convoquera les parties et essaiera
de trouver un accord. Lors de cette conciliation, le locataire peut
présenter ses propres références. La commission
rend son avis dans un délai de deux mois.
- Si aucun accord n'intervient avant la fin du bail, le propriétaire
a intérêt à saisir le juge d'instance.Il doit
toutefois au préalable avoir saisi la commission départementale
de conciliation.
- Si avant l'expiration du contrat en cours, le juge d'instance
n'est pas saisi et si aucun accord n'est intervenu, le contrat est
reconduit aux conditions antérieures, c'est-à-dire
avec le même loyer, pour trois ans si le propriétaire
est un particulier, ou six ans si le propriétaire est une
personne morale (société, compagnie d'assurance).
Le renouvellement du bail peut faire l'objet d'un contrat écrit
ou si le bail initial était conforme à la réglementation,
d'un simple avenant portant sur le nouveau montant du loyer.
Dans
tous les cas, quelles que soient les conditions du renouvellement,
avec ou sans changement de loyer, le dépôt de garantie
versé par le locataire à l'entrée dans les
lieux ne doit pas être augmenté.
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En
cours de bail, seul le locataire peut mettre fin à
la location. Le propriétaire qui veut reprendre son
logement ne peut le faire avant l'expiration du bail, sauf
si le locataire ne remplit pas ses obligations.
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LE PROPRIETAIRE SOUHAITE RECUPERER SON LOGEMENT
A LA FIN DU BAIL 
Il
peut le faire mais uniquement, soit pour occuper le logement à
titre de résidence principale pour lui-même ou sa famille,
soit pour le vendre, soit pour un motif sérieux et légitime
; le congé doit toujours être donné avec un
préavis de six mois minimum avant la fin du bail.
Le propriétaire reprend le logement pour l'habiter
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Il
peut le reprendre pour l'habiter lui-même, ou le faire
habiter par son conjoint, le partenaire auquel il est lié
par un PACS, son concubin notoire depuis au moins un an, ses
ascendants, ses descendants ou ceux de son conjoint, de son
partenaire ou de son concubin. Il doit donner
congé au locataire en précisant
le motif ainsi que les nom et adresse du bénéficiaire
de la reprise. |
Le propriétaire vend son logement
Le
locataire a la priorité pour l'acheter.
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Le
propriétaire doit lui donner congé en lui indiquant
le prix et les conditions de la vente (la mention de la superficie
du logement n'est pas obligatoire). L'offre
de vente doit reproduire les cinq premiers alinéas
de l'article 15-II de la loi du 6 juillet 1989. |
L'offre
de vente est valable pendant les deux premiers mois du préavis
légal.
- Si
le locataire accepte l'offre de vente :
il dispose d'un délai de deux mois pour réaliser
la vente à compter de la date d'envoi de sa réponse
au propriétaire.
Le délai de réalisation de la vente est porté
à quatre mois lorsque le locataire indique qu'il recourt
à un prêt. Si à l'expiration de ce délai,
la vente n'a pas été réalisée, le
locataire doit quitter le logement.
- Si
le locataire n'a pas accepté l'offre dans les deux premiers
mois du préavis légal, il doit quitter le logement
au plus tard à l'expiration du bail.
Si le logement est mis en vente à des conditions plus avantageuses
: le propriétaire ou le notaire doit en informer le locataire
; la notification qui vaut offre de vente, lui est transmise à
sa nouvelle adresse ou, lorsqu'il n'a pas fait connaître
de changement, à son ancienne adresse.
Le locataire intéressé a un mois pour répondre
: s'il accepte la nouvelle offre de vente, il dispose de deux
mois à compter de sa réponse pour réaliser
la vente (quatre mois en cas de recours à un prêt).
- Le
locataire ne bénéficie pas de priorité pour
acheter, lorsque la vente est faite entre parents jusqu'au quatrième
degré inclus, à condition toutefois que l'acquéreur
occupe le logement pendant au moins deux ans à compter
de l'expiration du préavis.
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Vente
du logement en cours de bail :
le locataire n'a pas la priorité pour acheter et le
bail se poursuit jusqu'à son terme lorsque le logement
est vendu avant l'expiration du bail, sauf cas particuliers
:
- en cas de première vente d'un appartement après
la mise en copropriété de l'immeuble (loi du
31.12.75) ;
- en cas de vente en totalité et en une seule fois
de plus de 10 logements dans un même immeuble appartenant
à un bailleur quel qu'il soit (loi du 13.6.06) ;
- en cas de vente simultanée par lots, de plus de 10
logements appartenant à un bailleur institutionnel
(société, compagnie d'assurance ou société
d'économie mixte, par exemple) ; des mesures protectrices
sont alors prévues par des accords collectifs.
Renseignez-vous auprès de l'ADIL pour connaître
les modalités particulières applicables dans
ces situations.
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Le propriétaire dispose d'un motif légitime et sérieux
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Le
non-respect en cours de bail par le locataire de l'une de ses
obligations (retards répétés de paiement
des loyers, défaut d'entretien du logement, troubles
de voisinage
) peut notamment constituer un motif légitime
et sérieux pour donner congé. Le
congé doit indiquer le motif allégué. |
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Quel que soit le motif du congé donné par le propriétaire,
si le locataire quitte le logement avant l'expiration du préavis,
il ne paie que le loyer et les charges correspondant au temps
pendant lequel il a effectivement occupé le logement. |
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A la fin du bail, si
le locataire est âgé de plus de 70 ans
et a des ressources inférieures à une fois et
demie le montant annuel du SMIC, le propriétaire qui
veut donner congé doit lui proposer un relogement, sauf
s'il est lui-même âgé de plus de 60 ans ou
a des ressources inférieures à une fois et demie
le montant annuel du SMIC. |
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ATTENTION
AU FORMALISME ET AUX DÉLAIS !
Quelle que soit son intention, proposition de nouveau bail
ou de renouvellement ou congé, le propriétaire
doit impérativement informer le locataire par lettre
recommandée avec avis de réception ou par
acte d'huissier, au moins six mois avant la fin du bail.
Chacun des cotitulaires du bail doit être destinataire
de l'information, chacun des conjoints lorsque ceux-ci ont
informé le propriétaire de leur mariage.
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En
cas de notification par lettre recommandée, le propriétaire
doit s'assurer que le locataire l'a réceptionnée avant
le point de départ du délai de 6 mois. A défaut,
le propriétaire a intérêt à lui signifier
sa proposition (ou le congé) par acte d'huissier, avant que
le délai de 6 mois commence à courir.
LE
LOCATAIRE PEUT A TOUT MOMENT METTRE FIN AU BAIL 
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Le locataire peut donner congé à tout moment,
en cours de bail, avec un préavis de trois
mois.
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Ce délai est réduit à un
mois :
- en cas de mutation, de perte d'emploi ou de nouvel emploi
consécutif à une perte d'emploi ou de premier
emploi ;
- si étant âgé de plus de 60 ans, son état
de santé justifie un changement de domicile ;
- s'il est bénéficiaire du RMI.
Le
délai de préavis court à compter de la
réception de la lettre recommandée ou de l'acte
d'huissier. |
Même
s'il quitte les lieux avant la fin du préavis, le locataire
qui donne son congé doit payer le loyer et les charges pendant
toute la durée du préavis, sauf si entre temps un
nouveau locataire lui succède avec l'accord du propriétaire.
AU
DEPART DU LOCATAIRE 
L' état des lieux de sortie
A la remise des clés par le locataire, un nouvel état
des lieux doit être établi directement entre le propriétaire
et le locataire ou, en cas de désaccord, par un huissier
(cf. dépliant " Un
bail pour quoi faire ? ").
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La
restitution du dépôt de garantie
Si un dépôt de garantie a été versé
par le locataire à la signature du bail, le propriétaire
le lui rend, dans un délai maximum de deux mois après
la remise des clés.
Le dépôt de garantie doit être remboursé
intégralement au locataire, déduction faite,
le cas échéant, des sommes justifiées
que doit le locataire au titre, notamment, des charges ou
dégradations dues à un usage anormal du logement
; les dégradations dues à la vétusté
ne sont pas imputables au locataire.
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Les formalités diverses
- Le
propriétaire a intérêt à vérifier,
auprès des services concessionnaires, que le locataire
a fait arrêter les compteurs d'eau, gaz, électricité
et téléphone.
- Il
signale le changement d'adresse du locataire au service des impôts
: en effet, la taxe d'habitation est due par le locataire qui
occupait le logement au 1er janvier de l'année.
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VOS
RECOURS EN CAS DE LITIGE
A
tout moment , pendant ou à la fin de la location,
en cas de litige portant sur l'état des lieux,
le dépôt de garantie, les charges, les réparations
locatives? les " normes " de décence ou
une proposition d'augmentation de loyer au moment du renouvellement
du bail, le propriétaire ou le locataire peut
saisir, sans frais, la commission départementale
de conciliation, dont le siège est généralement
à la préfecture ou la DDE, par lettre recommandée
avec avis de réception. La commission convoquera
les parties et essaiera de trouver un accord; elle est tenue
de rendre son avis dans un délai de 2 mois uniquement
en cas de litige sur l'augmentation de loyer au moment du
renouvellement d'un bail.
En
cas de difficultés résultant de l'application
d'un accord collectif de location, d'un plan de concertation
ou des modalités de fonctionnement de l'immeuble,
la commission départementale de conciliation peut
également être saisie par le bailleur, plusieurs
locataires ou une association représentative de locataires
(cf.
dépliant "Commission départementale de
conciliation" édité par le ministère
du Logement)
Lorsqu'un
locataire a avec son propriétaire un litige locatif
ou lorsque plusieurs locataires ont avec un même
propriétaire un litige ayant une origine commune,
ils peuvent donner mandat à une association pour
agir en justice pour leur compte
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