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LE
LOYER
Fixation,
augmentation, paiement du loyer
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Les modalités
de fixation et de révision du loyer pour les logements loués
non meublés, par un propriétaire privé, sont
prévues par la loi du 6 juillet 1989.
LA FIXATION
DU LOYER INITIAL AVEC UN NOUVEAU LOCATAIRE
Le loyer initial est fixé
librement entre le propriétaire et le locataire.
Il en est ainsi lorsqu'il s'agit d'un contrat de location consenti
à un nouveau locataire, de la location d'un logement vacant
ou mis en location pour la première fois, par exemple
L'AUGMENTATION
DU LOYER EN COURS DE BAIL 
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Le
loyer peut être révisé une fois par an si
une clause du bail le prévoit.
La date de révision est celle indiquée dans le
bail ou, à défaut, la date anniversaire du bail.
Bien que le bailleur
ne soit pas tenu d'adresser un courrier
rappelant les conditions de la révision du loyer, il
est conseillé de le faire. |
L'augmentation
ne peut être supérieure à la variation de l'indice
de référence des loyers publié par l'INSEE
(loi du 8 février 2008).
L'indice de référence à prendre en compte est
celui du trimestre qui figure dans le bail ou à défaut,
le dernier indice publié à la date de signature du
bail. Il est à comparer, à la date de la révision
du loyer, avec l'indice du même trimestre connu à cette
date.
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Exemple : un loyer fixé le le 1.5.2008 à 700
euros hors charges, s'établit au 1.1.2009, à
:
700
€ x indice de référence des loyers du
1er trimestre 2008
indice de référence des loyers du 1er
trimestre 2009
L'indice
de référence des loyers est publié
chaque trimestre par l'INSEE et au journal officiel.
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A compter du 10 février 2008, la composition de l’IRL est modifiée. Le nouvel IRL s’applique aux contrats de location qui prennent effet à compter du 10 février 2008 et aux révisions des loyers des baux en cours à cette date ; il n’est pas nécessaire dans ce dernier cas de faire un avenant au bail.
Si le bail ne prévoit pas de clause de révision, le
loyer reste le même pendant toute la durée de la location.
En revanche, si votre bailleur a omis d'appliquer la clause de révision
prévue au bail, il peut à tout moment vous demander
de régler le loyer résultant des indexations annuelles
omises, ceci pendant cinq ans maximum à compter de leurs
échéances.
Exceptionnellement,
le loyer peut être majoré en cours de bail lorsque
le propriétaire et le locataire sont convenus, lors de la
signature du bail ou ultérieurement, de travaux d'amélioration
que le propriétaire fera exécuter à ses frais.
Une clause du bail (ou un avenant) doit fixer la majoration de loyer
qui deviendra applicable après l'achèvement des travaux.
Lorsque
le bail arrivé à expiration est renouvelé,
le loyer peut, à ce moment, être augmenté dans
certaines conditions (voir " la
fin du bail " et ci-dessous).
LE RENOUVELLEMENT
D'UN BAIL AVEC UN NOUVEAU LOYER 
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Si à
l'expiration du bail, le propriétaire considère
que le loyer est manifestement sous-évalué, et
uniquement dans ce cas, il peut pour le renouvellement du bail
proposer
une augmentation de loyer en se référant
aux loyers habituellement constatés dans le voisinage
pour des logements comparables. |
Le propriétaire doit fournir au locataire des références
de loyers :
- six références
minimum dans les communes faisant partie d'une agglomération
de plus d'un million d'habitants
- trois références
dans les autres zones géographiques.
Deux tiers de ces références,
au moins, doivent correspondre à des locations pour lesquelles
il n'y a pas eu de changement de locataire depuis trois ans.
Les références
de loyers doivent être représentatives de l'ensemble
des loyers habituellement constatés dans le voisinage pour
des logements comparables.
Chaque référence doit mentionner :
- le nom de la rue et la
dizaine de numéros où se situe l'immeuble, ainsi
que l'étage de l'appartement
- la présence éventuelle
d'un ascenseur
- la surface habitable du
logement et le nombre de ses pièces principales
- l'existence d'annexes
éventuelles
- son état d'équipement
: notamment, présence d'eau courante, de WC intérieur,
de salle d'eau, de chauffage
- la période de construction
de l'immeuble
- l'indication selon laquelle
le locataire est dans les lieux depuis plus ou moins de trois
ans
- le montant du loyer mensuel,
hors charges, effectivement exigé.
Comment s'applique l'augmentation du nouveau loyer ?
Lorsque la hausse est inférieure ou égale à
10 % de l'ancien loyer : l'augmentation est étalée
par tiers sur trois ans, si le propriétaire est un particulier,
ou par sixième sur six ans, si le propriétaire est
une personne morale. Cette hausse s'entend hors révision
annuelle liée à la variation de l'indice de référence
des loyers.
Lorsque la hausse est supérieure à 10 % de l'ancien
loyer : elle doit être, dans tous les cas, étalée
par sixième sur six ans. L'étalement par sixième
s'applique même si le bail est renouvelé pour une durée
inférieure à six ans, par exemple pour trois ans.
Dans ce cas, l'augmentation continue à s'étaler lors
du renouvellement suivant.
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Des
décrets peuvent limiter la hausse des loyers lors du
renouvellement du bail. C'est le cas en région parisienne.
Renseignez-vous auprès de votre ADIL.
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Où
trouver les références ?
Par tous moyens : auprès des professionnels, des associations
de locataires ou de propriétaires ou auprès des observatoires
de loyers là où il en existe.
LE LOCATAIRE
NE PAIE PLUS SON LOYER : QUE FAIRE ? 
Si vous avez pris la précaution
de souscrire une assurance impayés de loyers, adressez-vous
en premier lieu à votre assureur.
En tout état de cause, il existe plusieurs recours en cas
de loyers impayés.
L'expulsion est la solution extrême, mais les aléas
que présente cette procédure peuvent inciter le propriétaire
à rechercher d'autres voies pour régler les difficultés
rencontrées avec son locataire (cf. dépliant "propriétaires/Impayés
de loyers").
En cas d'échec des
tentatives de médiation, le propriétaire peut, avec
l'autorisation du juge, faire procéder à la saisie
des biens (saisie sur les meubles, saisie sur les salaires) de son
locataire pour se faire payer au prorata de sa créance.
En cas de loyers impayés
résultant d'un bail écrit, le propriétaire
peut aussi faire pratiquer, par acte d'huissier, une saisie conservatoire
sur le compte bancaire du locataire. Cette procédure simple
permet au propriétaire de bloquer le montant de l'impayé
sur le compte bancaire de son locataire.
Le propriétaire
peut, si sa demande est justifiée, réclamer des loyers
impayés cinq ans après leurs échéances.
LA RESILIATION
DU BAIL ET L'EXPULSION 
Une clause " résolutoire
" du contrat peut permettre la résiliation du bail pour
non-paiement du loyer ou des charges.
Dans ce cas, pour obtenir le départ du locataire :
- Le propriétaire
doit faire délivrer par un huissier un commandement de
payer comportant obligatoirement la reproduction intégrale
de l'article 24 de la loi du 6 juillet 1989. L'adresse du Fonds
de Solidarité Logement doit être indiquée.
- Le locataire dispose alors
de deux mois pour payer intégralement sa dette.
- A défaut le propriétaire
qui souhaite obtenir l'expulsion doit l'assigner devant le tribunal
par huissier de justice (cf. dépliant "Impayés
de loyers" n° 2).
Si le bail ne contient pas de clause résolutoire pour
non-paiement des loyers et charges, le propriétaire devra
assigner le locataire devant le Tribunal d'Instance et demander
au juge la résiliation du bail et l'expulsion (cf.
dépliant "Impayés
de loyers" n° 2).
Le locataire sera condamné à payer les arriérés
de loyers. Mais le juge pourra estimer que le manquement du locataire
au paiement de ses loyers n'est pas suffisamment grave pour justifier
la résiliation du bail et l'expulsion.
QUELS RECOURS
POUR LE LOCATAIRE EN DIFFICULTE ?

Afin d'éviter une procédure d'expulsion ou la saisie
de ses biens, le locataire a tout intérêt à
rechercher une solution amiable directement avec le propriétaire
en acceptant un plan d'apurement des dettes (cf. dépliant
"Impayés
de loyers" n° 1-2-3).
Le
locataire surendetté peut, pour le paiement de sa dette,
également bénéficier de la loi sur le surendettement
des particuliers (loi Neiertz) :
- le locataire saisit la
commission départementale de surendettement afin de rechercher
un accord amiable sur le report ou l'échelonnement des
arriérés de loyers (se renseigner auprès
de l'ADIL ou du siège départemental de la Banque
de France) ;
- si aucune solution amiable
n'est trouvée devant la commission, le locataire peut lui
demander de recommander des mesures dont le juge pourra prononcer
l'exécution d'office.
La
créance du bailleur est prioritaire par rapport aux créances
bancaires. Le juge du surendettement ne peut suspendre une procédure
d'expulsion ;
- "
La créance du bailleur est prioritaire par rapport aux
créances bancaires. Le juge du surendettement ne peut suspendre
une procédure d'expulsion.
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Pendant
la période d'hiver (1er novembre au 15 mars), aucune
expulsion ne peut avoir lieu, sans relogement, sauf s'il s'agit
d'un " squatter " ou d'un local situé dans
un immeuble ayant fait l'objet d'un arrêté de
péril.
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Ce dépliant
concerne la location d'un logement loué vide, à titre
de résidence principale, appartenant à un propriétaire
privé.
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