|
|
|
|
|
|
|

Retour
|
|
IMPAYES
DE LOYERS / PROPRIETAIRES
Prévenir
et faire face aux impayés de loyers... les solutions
amiables
|
|
|
Certaines
précautions lors de la signature du bail limiteront les risques
d'impayés. Si toutefois votre locataire, de bonne foi, ne
peut plus payer son loyer, sachez que des dispositifs existent pour
l'aider à régler sa dette.
Le bail, ou contrat de location,
est un document essentiel pour le propriétaire comme pour
le locataire. En précisant clairement les droits et obligations
de chacun, il favorise les bonnes relations.
LES PRECAUTIONS
A PRENDRE AU MOMENT DE LA SIGNATURE DU BAIL
Vérifiez que
les ressources de votre locataire lui permettent de supporter
le loyer en lui demandant ses dernières fiches de paie et
sa dernière déclaration fiscale, et informez-le du
niveau des charges qui lui
incombera : vous éviterez ainsi les déconvenues ultérieures.
Vous pouvez lui demander la
caution d'un tiers (un parent généralement) qui
se substituera à lui en cas de difficulté. C'est un
engagement important pour celui qui se porte caution, c'est pourquoi
la rédaction de l'acte de caution est strictement réglementée
(cf. "Se
porter caution d'un locataire"). La caution s'engage
au moment de la signature du bail.
Votre locataire a besoin d'une
aide pour verser le dépôt de garantie que vous
êtes en droit de lui demander à l'entrée dans
les lieux : il peut solliciter soit le FSL, fonds de solidarité
logement, par l'intermédiaire d'un travailleur social, soit
un organisme collecteur du 1 % logement *.
Si votre locataire a droit
à une aide au logement, vous pouvez demander à
la caisse dont il relève - la CAF, caisse d'allocations familiales
ou la CMSA, caisse de mutualité sociale agricole - qu'elle
vous soit versée directement selon le principe du tiers payant
; en contrepartie, vous la déduirez du montant du loyer.
- votre locataire a droit
à l'AL, allocation logement : vous pouvez, conjointement
avec lui, choisir le versement en tiers payant au moment de sa
demande d'allocation logement. Il ne pourra revenir sur son engagement
sans votre consentement :
- votre locataire a droit
à l'APL, aide personnalisée au logement : vous pourez
de vous-même en demander le versement direct.
Quelle que soit l'aide au
logement, le versement en tiers payant sera automatique, si votre
logement est compris dans un patrimoine conventionné de dix
logements au moins ou si vous louez votre logement sous le nouveau
régime dit "Besson" (loi du 30.12.1998).
Dans certains cas, une garantie
de paiement du loyer et des charges peut vous être accordée.
- par le FSL : vous pouvez
le saisir par l'intermédiaire d'un travailleur social ;
- par un organisme collecteur
du 1 % logement *.
| |
*
L'aide pour verser le dépôt de garantie et
la garantie de paiement du loyer et des charges peuvent
être accordées par un organisme 1 % logement
:
- si votre locataire
est salarié d'une entreprise assujettie au 1 %
logement et si vous respectez certaines conditions de
location ;
- si votre locataire
est un jeune de moins de 30 ans en situation ou en recherche
de premier emploi, quel que soit le régime locatif
;
- ou, si votre
locataire est un salarié en mobilité professionnelle,
quel que soit le régime locatif.
C'est au locataire d'en faire la demande, à l'organisme
collecteur du 1 % logement auquel son entreprise verse
sa participation, si elle est assujettie au 1 % logement,
ou auprès de l'organisme collecteur le plus proche
de son domicile.
|
|
Renseignez-vous auprès
de l'ADIL pour connaître les conditions d'accès au
FSL et au 1 % logement.
Vous pouvez vous assurer
contre les impayés de loyers : renseignez-vous auprès
des professionnels et comparez les coûts et modalités
de prise en charge qui vous sont proposés. La prime d'assurance
impayés de loyers est déductible de votre revenu foncier,
sous réserve d'être distincte des autres risques couverts
éventuellement. Pour
en savoir plus, cliquez ici.
LE
LOCATAIRE NE PAIE PLUS SON LOYER : QUE FAIRE ? 
Avant d'envisager une
procédure judiciaire dont les aléas sont nombreux,
vous avez intérêt, si votre locataire est de bonne
foi, à rechercher des solutions amiables pour régler
les difficultés avec lui.
Lorsqu'un incident de paiement
intervient au cours du bail, il peut s'agir d'un simple oubli de
la part de votre locataire ou d'un impayé exceptionnel, lié
à des difficultés réelles momentanées.
Sa bonne foi n'est pas forcément en cause.
Sans attendre que la situation s'aggrave, tentez une médiation
: prenez contact avec lui afin de rechercher ensemble une solution.
Proposez à votre locataire un plan d'apurement, c'est-à-dire
un accord amiable, écrit, qui prévoit un étalement
du remboursement de sa dette sur quelques mois. Le respect de ce
plan permet au locataire de conserver son droit à une aide
au logement.
Une personne ou un organisme
(FSL ou organisme 1 % logement) s'est porté caution
pour votre locataire au moment de la signature du bail :
S'il ne peut pas payer son loyer, vous avez intérêt,
dès le premier incident de paiement, à en informer
la personne ou l'organisme qui s'est porté caution au moment
de la signature du bail. En cas d'aggravation de la situation, saisissez
la caution.
Votre locataire est titulaire
d'une aide au logement (allocation logement ou APL).
- Dans le cas où
l'allocation logement ou l'APL est versée au locataire
qui ne paie plus son loyer depuis deux mois consécutifs,
vous pouvez obtenir de la CAF ou de la CMSA qu'elle vous soit
versée directement ; en contrepartie, vous devrez justifier
qu'un plan d'apurement a été établi avec
votre locataire.
- Lorsque l'aide au logement
vous est versée directement et que votre locataire ne règle
pas la part du loyer restant à sa charge, vous devez impérativement
le signaler rapidement à la CAF ou à la CMSA. Si
votre locataire bénéficie de l'APL, vous devez saisir
la section départementale des aides publiques au logement.
Le locataire ne dispose
pas de ressources suffisantes pour faire face à sa dette
:
le FSL, fonds de solidarité logement, saisi par un travailleur
social, pourra lui accorder une aide. Cette aide vous sera versée
directement et vous la déduirez du montant de sa dette.
| |
La
solution amiable est la plus satisfaisante. Si malgré
vos tentatives de médiation, vous n'aboutissez pas,
vous envisagerez peut-être une procédure judiciaire.
Renseignez-vous sur les démarches à effectuer.
|
|
|