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Retour
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INTEMPERIES
ET LOGEMENT : TEMPETE
OU CATASTROPHE NATURELLE
Locataires
: les démarches à effectuer vis-à-vis
de l'assurance, les mesures particulières pour financer
les réparations non indemnisables
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Dépliant
destiné au public disponible dans les ADIL et les Directions
Départementales de l'Equipement.
VOTRE ASSURANCE COUVRE LES DEGATS SUBIS PAR VOTRE LOGEMENT A LA
SUITE D'UNE TEMPETE OU D'UNE CATASTROPHE NATURELLE
Que vous soyez propriétaire
ou locataire, si vous avez souscrit une assurance multirisque habitation,
vous êtes obligatoirement couvert pour les dégâts
dus à la tempête ou à une catastrophe naturelle.
Les garanties tempête et catastrophe naturelle comportent
toutefois des limites. La liste des exclusions varie selon les contrats.
Reportez-vous à votre contrat pour savoir dans quelles conditions
votre assurance interviendra.
LA TEMPETE
A PROVOQUE DES DEGATS
Votre garantie " tempête " couvre, non seulement
les effets du vent (tempête, ouragan, cyclone), mais aussi
les dommages causés par la pluie, la neige ou la grêle.
Sont ainsi assurés les dommages matériels causés
par :
- l'action directe du vent
ou du choc d'un corps renversé ou projeté par le
vent (ex : toitures endommagées, tuiles arrachées,
façades abîmées par la chute d'un arbre ou
la cheminée du voisin
) ;
- le poids de la neige ou
de la glace accumulée sur les toitures et les chéneaux
;
- l'humidité due
à la pluie, la neige ou la grêle pénétrant
à l'intérieur du bâtiment assuré et
détruit ou endommagé par l'un de ces phénomènes
naturels ;
- la grêle.
La garantie tempête
peut aussi couvrir des dommages indirects : privation de jouissance
(frais de relogement), honoraires d'expert, dommages électriques,
frais de déblais des décombres
Seuls sont en principe indemnisés les dommages survenus pendant
le sinistre et au cours des 48 heures suivantes.
Dans la mesure du possible, essayez de prendre des précautions
afin d'éviter l'aggravation des dommages, notamment par le
bâchage ou la couverture provisoire du bâtiment endommagé
: ces frais sont, en principe, pris en charge par votre assurance.
Tous les dégâts
ne sont pas automatiquement garantis
Les assurances ne garantissent que les bâtiments de "
bonne construction ", c'est-à-dire, construits pour
plus de 50 % et couverts pour plus de 90% de matériaux durs.
En général, ne sont pas garantis :
- les bâtiments et
hangars de construction légère, sauf si certaines
conditions de sécurité sont respectées ;
les appentis de jardin et les vérandas ;
- les stores, antennes,
panneaux solaires, fils aériens et leurs supports ;
- les volets, persiennes,
gouttières, chéneaux et parties vitrées,
sauf s'ils sont détruits en même temps que le bâtiment
ou une partie du bâtiment ;
- les vitres : c'est la
garantie "bris de glace", lorsqu'elle a été
souscrite, qui joue ;
- les plantations, arbres,
clôtures ;
- les dommages occasionnés
par les débordements de sources, de cours d'eau et d'étendues
d'eau.
Les inondations, exclues de la garantie "tempête"
et en général de la garantie "dégâts
des eaux", sont couvertes par la garantie "catastrophe
naturelle" si vous êtes dans une zone qui a fait l'objet
d'un arrêté de "catastrophe naturelle"(cf.
ci-dessous) ;
- les dommages corporels
: les victimes peuvent être indemnisées si elles
possèdent une garantie spécifique ("individuelle
accident" ou "assurance décès-invalidité").
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Pouvez-vous demander une indemnité à un voisin
?
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Si un
vent violent fait tomber la cheminée d'un voisin sur
votre maison, il ne sera pas tenu responsable, sauf si une
faute de construction ou d'entretien lui est imputable. Vous
ne pouvez donc pas lui demander de supporter les frais de
réparation. Votre voisin et vous-même avez intérêt
à faire chacun une déclaration de sinistre à
votre société d'assurances. Si un arbre tombe
sur votre maison, votre assureur prendra en charge les frais
de dégagement nécessaires pour la réparer.
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Vos
arbres ont été déracinés ou cassés
sans provoquer de dommages
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Leur
déblaiement reste à votre charge à
moins qu'une clause spécifique de votre contrat d'assurance
ait prévu une indemnisation particulière.
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VOUS
ETES DANS UNE ZONE TOUCHEE PAR UNE CATASTROPHE NATURELLE 
L'assurance au titre des
catastrophes naturelles est mise en jeu dans les départements
ou zones géographiques qui ont fait l'objet d'un arrêté
interministériel.
Les derniers arrêtés
parus au Journal Officiel sont les suivants :
- arrêté
du 3.12.03 (JO du 20.12.03) modifié par l'arrêté
du 27.1.04 (JO du 13.2.04)
- arrêté
du 19.12.03 (JO du 20.12.03)
- arrêté
du 12.12.03 (JO du 13.12.03) modifié par l'arrêté
du 27.1.04 (JO du 13.2.04)
- arrêté
du 2.12.03 (JO du 12.12.03)
- arrêté
du 5.2.04 (JO du 26.2.04) modifié par l'arrêté
du 11 mai 2004 (JO du 23.5.04)
- arrêté
du 5.3.04 (JO du 20.3.04)
- arrêté
du 21.5.04 (JO du 9.6.04)
- arrêté
du 15.6.04 (JO du 7.7.04)
- arrêté
du 13.8.04 (JO du 17.8.04)
- arrêté
du 13.8.04 (JO du 17.8.04)
- arrêté
du 25.8.04 (JO du 26.8.04)
Elle permet d'être
indemnisé pour certains dégâts dus aux intempéries
telles que les inondations, mouvements de terrain, avalanches, coulées
de boue, chocs mécaniques liés à l'action des
vagues qui sont exclues par l'assurance tempête.
Les biens garantis
L'assurance catastrophe
naturelle ne couvre que les biens pris en charge par la garantie
principale de votre contrat multirisque habitation.
Au titre de la garantie "catastrophe naturelle", l'assureur
prend en charge les frais de déblais et démolition,
de pompage, de nettoyage et de désinfection des locaux.
L'assurance joue notamment, si les murs de la maison sont fendus,
si la stabilité de la maison est atteinte du fait d'un glissement
de terrain. Elle joue pour les dommages causés à des
appareils électriques, au contenu des réfrigérateurs
et congélateurs avarié à la suite d'une submersion
due à une inondation.
En revanche, la garantie catastrophe naturelle ne couvre pas les
dommages consécutifs à la seule coupure d'électricité.
Sont notamment exclus
Les dommages qui ne sont pas directement causés par la
catastrophe naturelle : il en est ainsi des préjudices financiers
(frais de déplacement et de relogement, perte de loyers,
perte d'usage, valeur vénale des fonds de commerce et frais
divers, par exemple, des honoraires d'expert) ; les terrains, plantations,
clôtures, murs d'enceinte (ils sont souvent exclus).
VOS DEMARCHES
POUR ETRE INDEMNISE PAR VOTRE ASSUREUR 
Quelle qu'en soit l'origine
(tempête ou catastrophe naturelle), vous devez déclarer
le sinistre à votre assureur multirisque habitation dès
que vous en avez eu connaissance. Pour vous ménager une preuve,
vous avez intérêt à adresser votre déclaration
par lettre recommandée avec accusé de réception.
Le délai de déclaration est de cinq jours ouvrés
après la constatation des dégâts, en cas de
tempête, ou de dix jours suivant la publication de l'arrêté
de catastrophe naturelle au Journal Officiel.
Si vous n'êtes pas sur place, il est prudent d'aller constater
rapidement les dégâts.
- Vous pouvez faire votre
déclaration sur papier libre, ou en cas de catastrophe
naturelle, sur un imprimé spécial que vous aurez
demandé à votre assureur.
- Vous transmettez dès
que possible un état estimatif des pertes à votre
assureur ; tout document peut être pris en considération
: photos, factures d'achat ou de réparation, expertise,
acte notarié
.
Votre assureur vous dispensera peut-être de l'obligation
de lui transmettre un devis ; il vous indiquera si le passage
d'un expert est nécessaire avant le début des travaux.
Dans la mesure du possible, conservez les objets endommagés
jusqu'au passage éventuel de l'expert.
- Si, en accord avec votre
assureur, vous réparez vous-même l'essentiel des
dégâts, fournissez-lui les factures des matériaux.
L'assureur déterminera le montant des dommages et vous
proposera une indemnité.
- Pourront rester à
votre charge :
- une franchise dont le montant est fixé par arrêté.
En cas de catastrophe naturelle, il est fixé à 380
€ sauf pour les mouvements de terrains consécutifs
à la sécheresse et / ou à la réhydratation
des sols, dans ce cas le montant de la franchise est de 1.520
€ ; ce montant peut être multiplié par 2, 3
ou 4 selon le nombre d'arrêtés pris pour un même
risque dans les communes qui ne sont pas dotées d'un plan
de prévention des risques,
- un éventuel dépassement du plafond de la garantie
du contrat, et le cas échéant, le montant évalué
par l'expert de la vétusté du bâtiment ou
des objets endommagés ; certains contrats prévoient
une indemnité en valeur à neuf, sous réserve
que le bien soit réparé.
- L'assureur vous versera
l'indemnité, en cas de tempête, dans le délai
fixé par le contrat, en général, dix à
trente jours après réception de votre accord ; en
cas de catastrophe naturelle, dans le délai de trois mois
à compter de la date de la remise de l'état estimatif
des pertes, sauf cas de force majeure (par exemple une inondation
tant que la décrue n'a pas permis d'effectuer l'expertise.
En tout état
de cause, une provision sur l'indemnité due au titre de
la garantie catastrophe naturelle doit être versée
dans les deux mois à compter de la date de la remise de
l'état estimatif des pertes ou si elle est postérieure,
de la date de publication de l'arrêté interministériel
(Code des assurances : art. L. 125-2 al. 5 / loi du 30.7.03
: art. 70).
En cas de contentieux, vous pouvez saisir la juridiction de proximité
(si votre demande est inférieure à 1.500 €),
le tribunal d'instance (si votre demande est comprise entre 1.500
€ et 7.600 €) ou le tribunal de grande instance (si
votre demande est supérieure à 7.600 €).
LE
LOGEMENT EST LOUE 
Le locataire a dû souscrire
une assurance multirisque habitation ; une clause d'assurance obligatoire
est d'ailleurs généralement prévue au contrat
de location.
Le bailleur est, le plus souvent, assuré au minimum pour
le clos et le couvert.
A qui incombe la déclaration des désordres survenus
sur le logement loué et qui prendra en charge les sinistres
?
En cas de sinistre, le bailleur doit déclarer à
son assurance "multirisque" les dégâts immobiliers,
c'est-à-dire portant sur le clos et le couvert.
Le locataire doit déclarer à son assureur la perte
de son mobilier ou les détériorations intervenues
à l'intérieur de son logement ; il en est ainsi lorsque
la pluie a pénétré dans le logement en raison
d'une toiture endommagée. Il est recommandé au locataire
d'avertir, systématiquement et sans tarder, le propriétaire,
ou le cas échéant, le gérant, des dégâts
au clos et au couvert pour qu'il puisse lui-même faire sa
propre déclaration.
Les
assureurs se répartiront la charge du sinistre
Dans tous les cas, il convient de bien relire son contrat d'assurance
car tous les dégâts ne seront pas automatiquement indemnisés.Des
clauses d'exclusion sont souvent prévues pour les désordres
affectant des éléments annexes ou accessoires au lien,
tels que les stores, volets, vérandas, appentis de jardin,
clôtures, antennes de télévision (cf. ci-dessus).
En
cas de dommages causés aux éléments ou annexes
non couverts par l'assurance
En principe c'est au propriétaire qu'incombe la remise en
état de tous les éléments détériorés
lui appartenant et non couverts par la garantie tempête, ou
la garantie catastrophe naturelle ; il en est ainsi de tous les
éléments non assurés ou faisant l'objet d'une
clause d'exclusion dans le contrat d'assurance (ex : l'enlèvement
des arbres déracinés, le remplacement des volets détériorés).
Le
locataire peut-il demander une diminution de loyer pour la gêne
occasionnée par les dégâts ?
Dans la mesure où il s'agit d'un cas de force majeure, le
propriétaire ne peut être tenu pour responsable de
la gêne occasionnée par les dégâts.
- Toutefois, si le logement
est rendu totalement inhabitable, le locataire peut résilier
son bail : la résiliation est alors de plein droit. Si
le logement est rendu partiellement inhabitable, le locataire
peut demander au propriétaire une diminution proportionnelle
du loyer ou la résiliation du bail ; en cas de désaccord,
c'est le juge qui tranchera.
- Si les travaux de réparation
nécessités pour remettre le logement en état
excèdent 40 jours, le locataire peut demander une diminution
du loyer à proportion du temps et de la partie du logement
inutilisable.
- Le locataire ne peut,
en principe, exiger la reconstruction des annexes qui ont été
détruites (garage, véranda, appentis de jardin,
grange
) ; il peut demander une diminution du prix du loyer,
si l'élément détruit le justifie. En cas
de désaccord entre le propriétaire et le locataire,
le juge d'instance du lieu de situation de l'immeuble tranchera.
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Des
mesures particulières pour vous aider à réparer
les dommages non indemnisés par une assurance
- En cas de
difficultés d'indemnisation, vous pouvez contacter
la commission mise en place par la préfecture et
chargée de recenser dans les départements
les plus touchés, les situations délicates.
Renseignez-vous pour savoir si le fonds de secours pour
les personnes en situation de précarité,
est mis en place dans votre département.
pour faciliter le relogement en locatif de personnes
en difficulté. Le salarié d'une entreprise
privée du secteur non agricole peut obtenir une
avance gratuite pour verser un dépôt de garantie
; le bailleur peut obtenir une garantie de paiement du
loyer et des charges. Ces deux aides sont accordées
par les organismes collecteurs du 1% logement. http://www.uesl.fr
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Pour en savoir
plus sur la mise en oeuvre de l'assurance, visitez
le site de la Fédération Française des Sociétés
d'Assurance ou encore téléchargez
directement la brochure "intempéries et assurance".
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