| LOI
DE FINANCES POUR 2001 (loi du 30.12.00 : JO du 31.12.00)
Crédit
d'impôt pour les dépenses d'équipements de
production d'énergie renouvelable réalisées
entre le 1er janvier 2001 et le 31 décembre 2002 (art.
67)
Le
crédit d'impôt pour l'acquisition de gros équipements
est désormais ouvert aux dépenses d'équipement
de production d'énergie renouvelable.
Immeubles
concernés
Cette dépense doit intervenir sur un logement affecté
à l'habitation principale du contribuable, qu'il s'agisse
d'un logement neuf, en cours de construction ou ancien. Est pris
en compte le coût des équipements intégrés
dans un logement situé en France et dans les DOM.
Nature
de la dépense
La liste des équipements ouvrant droit à crédit
d'impôt devrait faire l'objet d'un arrêté.
Il s'agirait essentiellement des micro-centrales photo-voltaïques,
des installations hydroélectriques individuelles, des panneaux
ou capteurs solaires ou thermiques, des éoliennes...
Date
de réalisation de la dépense
Le crédit d'impôt s'applique à l'impôt
dû au titre de l'année :
- d'achèvement du logement auquel s'intègrent les
équipements dans le cadre d'une vente en l'état
futur d'achèvement ou d'une construction ;
- de son acquisition si elle est postérieure ;
- du paiement de la dépense pour les logements anciens.
L'acquisition (VEFA, logement neuf), la déclaration d'ouverture
du chantier (construction) ou le paiement de la dépense
doivent intervenir entre le 1er janvier 2001 et le 31 décembre
2002.
Si le paiement est effectué par un tiers (syndic notamment),
la date du paiement est celle du paiement par ce tiers.
Dépense
à prendre en compte
Il convient de retenir le coût de l'équipement, tel
qu'il résulte d'une attestation fournie par le vendeur
ou le prix d'acquisition, tel qu'il résulte de la facture
fournie par l'entreprise ayant réalisé les travaux.
Sont exclus de la base du crédit d'impôt, le coût
de la main-d'uvre, ainsi que le coût des matériaux
et fournitures qui ne s'intègrent pas à l'équipement
lui-même (tuyaux, branchements électriques...).
Plafonnement
du crédit d'impôt
Le crédit d'impôt est égal à 15 % du
coût TTC des équipements dans la limite pour un même
contribuable et une même habitation de :
- 20.000 F pour une personne célibataire, veuve ou divorcée
;
- 40.000 F pour un couple marié soumis à imposition
commune.
Ces montants sont majorés de 2.000 F par personne à
charge, 2.500 F pour le second enfant et 3.000 F par enfant à
compter du troisième.
Ce plafond s'applique pour le montant global des dépenses
de gros équipements et des dépenses d'équipement
de production d'énergie renouvelable payées entre
le 15 septembre 1999 et le 31 décembre 2002.
Changement
de résidence ou de situation matrimoniale
En cas de changement de résidence principale ou en cas
de changement de situation matrimoniale, il est possible de bénéficier
d'un nouveau crédit d'impôt, toutes conditions étant,
par ailleurs, respectées.
Contribuables
concernés
Le crédit d'impôt concerne les propriétaires,
locataires, occupants à titre gratuit, associés
d'une société civile, occupant le logement ancien
à titre de résidence principale, et les propriétaires
de logements acquis neufs ou en l'état futur d'achèvement
ou qu'ils font construire.
Location
: statut du bailleur privé (dispositif " Besson ")
/ Suspension de la location au profit d'un ascendant ou d'un descendant
(art. 75)
Le
" dispositif Besson " initial n'avait pas prévu
de possibilité de location à un ascendant ou un
descendant ; ce fait constituait une reprise immédiate
de l'avantage fiscal.
La loi de finances institue une possibilité de donner le
bien à l'usage d'un ascendant ou d'un descendant (location,
occupation à titre gratuit...). Pendant le temps de cette
" mise à disposition ", le dispositif d'amortissement
(immeubles neufs) ou de déduction forfaitaire majorée
(immeubles anciens) est suspendu.
Contribuables
concernés
Tous les contribuables s'étant volontairement placés
sous le statut du bailleur privé peuvent être concernés.
Cette mesure ne pose pas de problème pour les contribuables
personnes physiques. La situation des associés dans une
société de personnes devra faire l'objet de précisions
de la part de l'administration fiscale.
Conditions
pour pouvoir mettre le logement à disposition d'un ascendant
ou descendant
Seuls les logements donnés en location pendant une durée
minimale de trois ans dans les conditions du statut du bailleur
privé peuvent être mis à disposition d'un
ascendant ou d'un descendant du contribuable.
Ce délai de trois ans se calcule de date à date.
Une suspension de la location avant l'expiration du délai
entraîne la remise en cause de l'avantage fiscal. En pratique,
cette mise à disposition sera possible, au plus tôt,
le 1er janvier 2002.
Aucune condition de loyer, ni de ressources de l'ascendant ou
du descendant n'est imposée, sous réserve de ce
qui pourrait être prévu pour les associés
des sociétés de personnes.
Suspension
du dispositif " Besson "
Cette suspension qui intervient sur la période initiale
de l'engagement de location (neuf ans ou six ans), n'est autorisée
qu'une seule fois et ne peut dépasser neuf ans. La déduction
au titre de l'amortissement ou la déduction forfaitaire
majorée est suspendue :
- dans le neuf, le montant de l'amortissement à déduire
est calculé au prorata temporis, en fonction du nombre
entier de mois écoulés entre le 1er janvier et la
suspension de la location. La déduction forfaitaire sur
les revenus fonciers passe de 6 % à 14 % (droit commun)
et est ventilée sur les revenus fonciers par le propriétaire
;
- dans l'ancien, le taux de la déduction forfaitaire sur
les revenus fonciers de 25 % est ramené à 14 %,
et ce pour les revenus fonciers à compter du jour de la
suspension du dispositif. Le propriétaire doit ventiler
les revenus entre les différents taux.
Reprise
de la location
A l'expiration de la mise à disposition du logement à
un descendant ou un ascendant, le dispositif " Besson "
redevient intégralement applicable, toutes les conditions
étant, par ailleurs, réunies :
- pour les logements neufs, à compter du premier jour du
mois de cette reprise ;
- pour les logements anciens, à compter du jour de la reprise
de la location.
La durée du dispositif est prorogée d'une durée
équivalente à celle pendant laquelle le logement
a été mis à disposition d'un descendant ou
ascendant.
Taxe
foncière sur les propriétés bâties
(art. 42 et 43)
Deux
dispositions relatives à la taxe foncière sur
les propriétés bâties concernent les logements
sociaux.
Il s'agit d'une part d'instituer un régime d'abattement
pour certains logements sociaux, ainsi que de permettre un dégrèvement
en cas de vacance d'immeuble.
Par ailleurs, un dégrèvement de taxe foncière
est instauré en faveur des personnes âgées
de plus de 70 ans et de conditions modestes.
Dispositions
applicables aux logements sociaux appartenant aux organismes d'habitation
à loyer modéré (CCH : art. L. 411-2)
et aux sociétés d'économie mixte
- Abattement sur la valeur locative
Les logements sociaux appartenant aux organismes HLM (CCH : art.
L. 411-2) et aux SEM, financés avec l'aide de l'Etat, bénéficient
déjà d'une exonération de taxe foncière
de 15 ou 25 ans. Désormais, est institué, pour les
logements dont l'exonération est arrivée à
expiration, un abattement de 30 % de la valeur locative des logements
situés dans les zones urbaines sensibles.
Entrée en vigueur : l'abattement s'applique à la
taxe foncière sur les propriétés bâties
établie au titre des années 2001 à 2006.
- Dégrèvement pour vacance d'immeuble
Lorsqu'un logement, normalement destiné à la location,
reste vacant au moins trois mois et que la vacance est indépendante
de la volonté du bailleur, un dégrèvement
peut être obtenu.
La loi de finances pour 2001 accorde aux organismes HLM et SEM
le bénéfice de ce dégrèvement, pour
les logements à usage locatif laissés vacants :
- en vue de leur démolition ;
- en vue de la réalisation de travaux importants.
Instauration
d'un nouveau dégrèvement pour les personnes de condition
modeste âgées de plus de 70 ans
De nombreux dégrèvements et exonérations
existent en matière de taxe foncière. Un dégrèvement
supplémentaire est accordé aux personnes âgées
de plus de 70 ans :
- vivant soit seules, soit avec leur conjoint, soit avec des personnes
qui sont à leur charge, soit avec des personnes titulaires
de l'allocation supplémentaire versée par le "
Fonds National Vieillesse " ou le " Fonds Spécial
d'Invalidité " ;
- dont les ressources n'excèdent pas, au titre des revenus
2000, 44.730 F pour la première part de quotient familial
et 11.950 F par demi-part supplémentaire.
Revalorisation
des plafonds de l'aide juridictionnelle (art. 128)
Les plafonds de ressources pour pouvoir bénéficier
de l'aide juridictionnelle sont relevés. Ils sont désormais
revalorisés au 1er janvier, comme la tranche la plus basse
du barème de l'impôt sur le revenu.
Les nouveaux plafonds sont de :
- 5.175 F/mois pour une aide totale ;
- 7.764 F/mois pour l'aide partielle.
Barème
pour le calcul de l'impôt sur le revenu (art.
2)
Les limites des tranches du barème de l'impôt sur
le revenu sont relevées de 1,1 %. Cette revalorisation
des tranches entraîne le relèvement de divers plafonds
ou limites indexés sur ce même barème.
Investissement
des particuliers outre-mer / Nouveau dispositif (art.
19)
Le
dispositif qui était normalement applicable jusqu'au
31 décembre 2002 cesse de s'appliquer à compter
du 1er janvier 2001. C'est une nouvelle réduction d'impôt
qui est mise en place au profit des contribuables qui procèdent
à certains investissements dans les DOM TOM.
Les
contribuables concernés
Il s'agit des personnes physiques ayant leur domicile fiscal en
France métropolitaine ou dans les DOM TOM.
La
nature des investissements
- La construction ou l'acquisition d'immeubles neufs
La nouvelle réduction d'impôt s'applique aux constructions
ou acquisitions d'immeubles neufs que les contribuables s'engagent
à affecter soit à leur propre habitation principale
pendant cinq ans au moins, soit à la location nue pendant
au moins cinq ans à un locataire qui y fixe sa résidence
principale. La loi exclut désormais expressément
la possibilité de location au conjoint du contribuable
ou à un membre de son foyer fiscal. Comme dans l'ancien
dispositif, le contribuable peut louer à un organisme public
ou privé pour le logement à usage d'habitation principale
de son personnel.
La nouvelle réduction d'impôt ne s'applique qu'aux
logements construits ou acquis au cours de la période comprise
entre le 1er janvier 2001 et le 31 décembre 2006. Elle
affecte l'impôt dû au titre de l'année d'achèvement
du logement ou de son acquisition lorsque celle-ci est postérieure.
Les logements doivent être achevés avant le 1er janvier
2007.
- La souscription au capital de sociétés de constructions
de logements
La souscription entre le 1er janvier 2001 et le 31 décembre
2006 de parts ou d'actions de société dont l'objet
est exclusivement de construire des logements neufs situés
outre-mer et qu'elles donnent en location nue à des personnes
qui en font leur résidence principale ouvre droit à
la nouvelle réduction d'impôt.
Les engagements des sociétés de construction sont
identiques à ceux que devaient respecter ces mêmes
sociétés dans l'ancien dispositif.
Elles doivent notamment :
- achever les fondations des immeubles dans les deux ans qui suivent
la clôture de chaque souscription annuelle ;
- louer les immeubles pendant cinq ans (six dans le cas des sociétés
réalisant des investissements dans le secteur intermédiaire)
à compter de leur achèvement à des personnes
qui en font leur habitation principale.
La société ne peut louer à l'un des associés
ou au conjoint de l'un de ses associés, ou à un
membre de son foyer fiscal.
Les souscripteurs doivent s'engager à conserver leurs parts
ou actions pendant cinq ans au moins (six dans le cas des sociétés
réalisant des investissements dans le secteur locatif intermédiaire)
à compter de la date d'achèvement des immeubles.
- La souscription de capital de SCPI
La nouvelle réduction d'impôt s'applique également
aux contribuables qui souscrivent au capital de SCPI lorsque celles-ci
s'engagent à affecter intégralement le produit de
la souscription annuelle à l'acquisition de logements neufs
situés outre-mer et affectés à 90 % au moins
de leur surface, à usage d'habitation.
Modalités
d'application de la réduction
Base
de la réduction
La base est constituée par le prix de revient ou d'acquisition
du logement ou par le prix de souscription des parts ou actions.
La réduction d'impôt est étalée sur
cinq ans. Chaque année, la base de la réduction
accordée est égale à 20 % des sommes effectivement
payées au 31 décembre de l'année au cours
de laquelle le droit à réduction d'impôt est
né.
En revanche, les versements effectués postérieurement
au 31 décembre de l'année au cours de laquelle le
droit à réduction est né, sont exclus de
la base ouvrant droit à réduction d'impôt.
Taux de la réduction d'impôt
Le taux de la réduction d'impôt est égale
à 25 % de la base ci-dessus définie.
Pour les investissements réalisés dans le secteur
des logements intermédiaires, le taux de réduction
est de 40 % (et cela quelle que soit l'année de réalisation
de l'investissement).
Le bénéfice du taux majoré est subordonné
au respect de certaines conditions identiques à celles
de l'ancien dispositif :
- engagement du contribuable ou de la société de
louer dans les six mois de son achèvement ou de son acquisition
si elle est postérieure ;
- niveau de ressources du locataire et montant des loyers n'excédant
pas certains plafonds (décret à paraître).
Modalités d'imputation
Le fait générateur de la réduction d'impôt
en cas d'acquisition ou de construction du logement est la date
d'achèvement des travaux de construction ou de l'acte d'acquisition
du logement. Pour les souscripteurs de parts ou d'actions, la
réduction est accordée pour la première fois
au titre de l'année de souscription des parts.
Remise
en cause de la réduction d'impôt
La
nouvelle réduction d'impôt fait l'objet d'une reprise
lorsque le contribuable ne respecte pas ses engagements. Les cas
de reprise sont pour la plupart les mêmes que ceux existant
dans l'ancien dispositif. En outre, il est expressément
prévu la remise en cause de la réduction d'impôt
si :
- le logement est loué au conjoint du contribuable ou à
un membre de son foyer fiscal ou, dans les cas d'une société
à l'un de ses associés, au conjoint de celui-ci
ou à un membre de son foyer fiscal ;
- la propriété du logement ou des parts est démembrée
au cours de la période de l'engagement.
LOI
DE FINANCES RECTIFICATIVE POUR 2000 (loi du 30.12.00
: J0 du 31.12.00)
Impôts
locaux (art. 33)
Les coefficients de revalorisation forfaitaire des valeurs locatives
servant de base aux impôts directs locaux sont, pour l'année
2001, uniformément fixés à 1,01 pour les
propriétés non bâties et bâties.
Exonération
de la taxe foncière (art. 46)
L'article 83 de la loi SRU prolonge de cinq ans la durée
de l'exonération de taxe foncière pour les logements
en accession à la propriété situés
dans un groupe ou un ensemble immobilier faisant l'objet de mesures
de sauvegarde. Cet article a pour objet d'appliquer ce dispositif
à compter de 2000, afin de viser les logements dont l'exonération
est venue à expiration au 31 décembre 1999. Corrélativement,
il reporte au 15 février 2001 la date de dépôt
de la liste des logements concernés.
REVENUS
FONCIERS / EXONERATION TEMPORAIRE (instruction du 23.11.00
: BOI 5D-4-00)
Pour
l'application de certains régimes particuliers en matière
de revenus fonciers, des plafonds de loyer et, le cas échéant,
de ressources des locataires sont prévus. Ces plafonds
sont révisés chaque année.
Location
à des bénéficiaires du RMI, des étudiants
boursiers ou des associations qui mettent le logement à
la disposition de personnes défavorisées (CGI,
art. 15 bis et art. 41 DC de l'annexe III).
Pour 2001, le loyer annuel par m² de surface habitable, charges
non comprises, ne doit pas excéder :
- 346 F en Ile-de-France,
- 287 F dans les autres régions
Location,
ayant pris effet entre le 1er janvier 1992 et le 30 juin 1992
ou entre le 1er juillet 1994 et le 30 Juin 1996, de logements
antérieurement vacants (CGI, art. 15 ter et art. 2
septies et 2 octies de l'annexe III).
Pour 2001, le loyer annuel par m² de surface habitable, charges
non comprises, ne doit pas excéder :
- 594 F en Ile-de-France,
- 528 F dans les autres régions.
Les ressources du locataire figurant sur l'avis d'imposition établi
au titre de l'année 2000 ne doivent pas excéder
pour un célibataire :
- 111.670 F en Ile-de-France,
- 102.060 F dans les autres régions.
Ces plafonds sont doublés pour les couples mariés
soumis à imposition commune ou multipliés par le
nombre de personnes co-titulaires du bail faisant l'objet d'une
imposition distincte.
Location
d'un logement ayant fait l'objet de travaux dans le cadre d'une
opération groupée de restauration immobilière
(CGI, art. 156-I-3e, édition du 4.7.92 et décret
du 22.5.92) : demande d'autorisation de travaux déposée
après le 30 juin 1991 et obtenue avant le 1er juillet 1993.
Pour 2001, le loyer annuel par m² de surface habitable, charges
non comprises, ne doit pas excéder :
- 867 F en Ile-de-France,
- 616 F dans les autres régions.
Les ressources du locataire figurant sur l'avis d'imposition établi
au titre de l'année 2000 ne doivent pas excéder
pour un célibataire :
- 165.850 F en Ile-de-France,
- 128.280 F dans les autres régions.
Ces plafonds sont doublés pour les couples mariés
soumis à imposition commune ou multipliés par le
nombre de personnes co-titulaires du bail faisant l'objet d'une
imposition distincte.
Il est précisé que, lorsque le locataire est un
enfant à charge de ses parents au sens des articles 196
ou 196 B du CGI, les ressources retenues sont celles des parents
figurant sur l'avis d'imposition du foyer fiscal. Le plafond applicable
est celui des couples mariés, alors même que l'enfant
est seul titulaire du bail.
REVENUS
FONCIERS / STATUT DU BAILLEUR PRIVE : " REGIME BESSON "
(instruction à paraître)
Plafonds
mensuels de loyer des locataires
Pour
les baux conclus entre le 1er janvier 2001 et le 31 décembre
2001, les plafonds mensuels de loyers par mètre carré,
charges non comprises, sont fixés à :
| |
|
Dans
le neuf
|
Dans
l'ancien
|
| |
Zone
1 bis |
77
F
|
67 F
|
| |
Zone
I |
67 F
|
57 F
|
| |
Zone
II |
52 F
|
37 F
|
| |
Zone
III |
47 F
|
32 F
|
Plafonds de ressources des locataires
Pour
les baux conclus en 2001, les plafonds annuels de ressources sont
les suivants :
| |
Composition
du foyer locataire
|
Lieu de location
|
| |
|
Ile-de-France
|
Province
|
| |
Personne
seule |
120
150 F
|
100
310 F
|
| |
Couple
marié |
197
460 F
|
153
590 F
|
| |
Personne
seule ou couple marié ayant 1 personne à charge |
237
170 F
|
183
880 F
|
| |
Personne
seule ou couple marié ayant 2 personnes à charge |
283
130 F
|
222
540 F
|
| |
Personne
seule ou couple marié ayant 3 personnes à charge |
335
380 F
|
261
200 F
|
| |
Personne
seule ou couple marié ayant 4 personnes à charge |
377
160 F
|
294
630 F
|
| |
Majoration
par personne à charge à partir de la 5ème |
+
42 840 F
|
+
33 440 F
|
Il est rappelé que les ressources du locataire ou du sous-locataire
s'entendent du revenu fiscal de référence au sens
de l'article 1417 du CGI (1°du V), figurant sur l'avis d'impôt
sur le revenu établi au titre des revenus de l'avant-dernière
année précédant celle de la signature du
contrat de location.
Le plafond à retenir s'apprécie à la date
de signature du bail en tenant compte du nombre de personnes titulaires
du bail et de la composition de leurs foyers fiscaux. Ainsi, pour
les locations conclues durant l'année 2001, le revenu fiscal
de référence de 1999 du locataire (personne seule
ou couple marié) est à comparer avec le plafond
applicable à sa situation familiale en 2001, à la
date de la signature du bail.
Lorsque plusieurs personnes constituant des foyers fiscaux distincts
sont titulaires du bail, chacune d'entre elles doit satisfaire,
en fonction de sa propre situation, aux conditions de ressources.
Il est précisé que, lorsque le locataire est un
enfant à charge de ses parents au sens des articles 196
ou 196 B du CGI, les ressources retenues sont celles des parents
figurant sur l'avis d'impôt sur le revenu du foyer fiscal.
Le plafond applicable est celui correspondant à la situation
du ou des parents, majorations comprises, alors même que
l'enfant est seul titulaire du bail.
REDUCTION
D'IMPOT / INVESTISSEMENT LOCATIF (instruction du 23.11.00
: BOI 5B-21-00)
Pour
l'application de la réduction d'impôt au taux de
15 % (CGI : art. 199 deciès B), pour 2001 :
Le loyer annuel par m² de surface habitable, charges non
comprises, ne doit pas excéder :
- 867 F en Ile-de-France,
- 616 F dans les autres régions.
Les ressources du locataire ou du sous-locataire figurant sur
l'avis d'imposition établi au titre de l'année 2000
ne doivent pas excéder pour un célibataire :
- 165.850 F en Ile-de-France,
- 128.280 F dans les autres régions.
Ces plafonds sont doublés pour les couples mariés
soumis à imposition commune ou multipliés par le
nombre de personnes co-titulaires du bail faisant l'objet d'une
imposition distincte.
Il est précisé que, lorsque le locataire est un
enfant à charge de ses parents au sens des articles 196
ou 196 B du CGI, les ressources retenues sont celles des parents
figurant sur l'avis d'imposition du foyer fiscal. Le plafond applicable
est celui des couples mariés, alors même que l'enfant
est seul titulaire du bail.
La condition de ressources n'est pas exigée lorsque le
logement est situé dans une zone franche urbaine.
Lorsque la location est consentie à un organisme public
ou privé pour le logement à usage d'habitation principale
de son personnel, les ressources du sous-locataire et les loyers
de chacun des baux conclus entre le propriétaire et l'organisme
d'une part et entre ce dernier et son salarié d'autre part,
ne doivent pas excéder les mêmes plafonds.
Rappelons que cette réduction d'impôt de 15 % s'applique
aux investissements locatifs portant sur des logements acquis
ou construits entre le 1er janvier 1993 et le 31 décembre
1997 et achevés au plus tard le 31 décembre 1997.
BIC
/ LOCATION A DES PERSONNES DEFAVORISEES (instruction
du 23.11.00 : BOI 5G-6-00 et 4 F-3-00)
Le loyer maximal par m² de surface habitable autorisé
pour bénéficier de l'exonération d'impôt
prévue pour les sous-locations consenties à certaines
personnes défavorisées (CGI, art. 41 DC de l'annexe
III) est fixé pour 2001, charges non comprises, à
:
- 346 F en Ile-de-France,
- 287 F dans les autres régions.
TAXE
FONCIERE / PERSONNES AGEES (CE arrêt du 20.10.00)
L'exonération de taxe foncière au profit des redevables
de plus de 75 ans au 1er janvier de l'année d'imposition
s'applique " pour l'immeuble exclusivement habité
par eux ", lorsqu'ils ne sont pas assujettis à l'impôt
sur le revenu au titre des revenus de l'année précédente.
Cette disposition ne subordonne le bénéfice du dégrèvement
à aucune autre disposition. Le fait de bénéficier
de l'exoné-ration pour sa résidence principale n'empêche
pas d'en bénéficier également pour sa résidence
secondaire.
TAXE
D'HABITATION (instruction du 30.10.00 : BOI 6 D-3-00
du 13.11.00)
Certaines modalités relatives à la taxe d'habitation
ont fait l'objet d'un nouveau dispositif à compter de l'imposition
au titre de l'année 2000 : notamment, la suppression de
la part régionale de la taxe et un dispositif unique de
plafonnement de la taxe en fonction du revenu.
L'instruction commente ces nouvelles dispositions, en explicitant
notamment comment appliquer le calcul de la limite de revenu à
ne pas dépasser pour pouvoir bénéficier d'un
plafonnement de la taxe d'habitation en cas de co-habitants.
Plusieurs situations doivent être distinguées :
- co-habitants non imposés conjointement à la taxe
d'habitation : lorsque ces personnes déposent des déclarations
d'impôt distinctes, il faut tenir compte de la somme des
revenus et des parts retenues pour chacune des personnes au nom
desquelles la taxe d'habitation est établie.
- co-habitants non imposés conjointement à la taxe
d'habitation : lorsque le redevable de la taxe cohabite avec une
ou plusieurs personnes non redevables de la taxe d'habitation
et déposant des déclarations fiscales distinctes,
les revenus du foyer fiscal du ou des co-habitants sont pris en
compte pour déterminer le revenu de référence
lorsque :
. le cohabitant non redevable de la taxe l'occupe à titre
de résidence principale,
. le montant du revenu de ce cohabitant excède la limite
prévue des exonérations de taxe foncière
et de taxe d'habitation.
- étudiants majeurs n'habitant plus avec leurs parents
: leur situation diffère selon qu'ils sont rattachés
ou non au foyer fiscal de leurs parents ;
- adultes handicapés rattachés au foyer fiscal de
leurs parents et résidant séparément : lorsque
le montant de leur revenu n'excède pas un certain montant,
ils sont exonérés de la taxe d'habitation et ce
même s'ils sont rattachés au foyer fiscal de leurs
parents.
De nombreux exemples relatifs aux modalités de calcul du
dégrèvement sont indiqués dans l'instruction.
LES
MESURES FISCALES QUI CESSENT EN 2001
Alors que de nouveaux dispositifs fiscaux entrent en vigueur au
1er janvier 2001, d'autres prennent fin au 31 décembre
2000.
- La CRDB / contribution représentative du droit de bail
: cette contribution de 2,5 % des loyers cesse d'être perçue
à compter des revenus 2001. Elle s'applique pour la dernière
fois sur les revenus déclarés au titre de l'année
2000. En revanche, la contribution additionnelle à la contribution
représentative du droit de bail (CACRDB) prend désormais
la forme d'une contribution autonome, la contribution sur les
revenus locatifs (CRL), payée par le propriétaire
sur les revenus locatifs supérieurs à 12.000 F annuels
et d'un taux de 2,5 % ;
Le crédit d'impôt pour dépenses d'entretien
et de revêtement de surface pour les dépenses payées
à compter du 1er janvier 2001 ; ce crédit d'impôt
s'imputera pour la dernière fois sur l'impôt dû
au titre des revenus 2000.
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