Dans sa nouvelle étude, « L’essor de la location meublée de longue durée, un facteur de recomposition du parc locatif privé ? », l’ANIL analyse les dynamiques de ce marché, les facteurs qui expliquent son développement et ses conséquences sur les équilibres du parc locatif.
Un développement qui interroge l’accès au logement
L’étude revient notamment sur les caractéristiques de la location meublée de longue durée, son cadre juridique et fiscal, ainsi que son évolution par rapport à la location nue et à la location meublée touristique.
Elle met également en évidence des différences de loyers entre logements meublés et logements loués nus. Selon les données analysées, les loyers des logements meublés sont en moyenne 10 % plus élevés que ceux des logements loués nus. Dans certains marchés immobiliers tendus, cet écart peut dépasser 15 %.
Ces différences de prix peuvent peser sur le budget des locataires, notamment celui des étudiants et des jeunes actifs, pour lesquels le logement meublé constitue parfois une solution au début de leur parcours résidentiel.
L’étude nuance par ailleurs l’idée d’un recul généralisé de la location nue et souligne des évolutions contrastées selon les territoires.