L'Ille-et-Vilaine résiste mieux que d'autres marchés français grâce à ses fondamentaux (démographie, emploi, attractivité...)
À l'échelle nationale, le marché immobilier ancien traverse une phase de ralentissement depuis 2022, sous l'effet de la remontée des taux d'intérêt, du resserrement des conditions d'accès au crédit et d'un contexte économique plus incertain. L’Ille-et-Vilaine semble mieux résister que de nombreux marchés français grâce à ses fondamentaux (démographie, emploi, attractivité rennaise et littorale), mais reste soumise aux mêmes facteurs de ralentissement que le marché national.
Un marché de l'ancien en voie de stabilisation
En Ille-et-Vilaine, cette contraction s'est traduite par une baisse significative du nombre de transactions : après un recul de 18,6 % entre 2022 et 2023, puis de 9,6 % entre 2023 et 2024, les données encore partielles de la base DVF recensent 15 932 ventes en 2025, soit un redressement de l'activité. Rennes Métropole concentre à elle seule 42 % des ventes de logements enregistrées dans le département, confirmant son poids majeur dans la dynamique immobilière bretillienne.
Cette reprise progressive des transactions intervient dans un contexte de légère amélioration des conditions de financement, qui permet à certains ménages de revenir sur le marché, même si les volumes restent inférieurs aux niveaux observés avant la phase de ralentissement.
Une progression des prix qui ralentit, des disparités qui persistent
La reprise des transactions sur le territoire bretillien s'accompagne d'une progression plus modérée des prix. En 2025, le prix médian des maisons atteint 2 425 €/m², en hausse de 2,7 % sur un an. Le marché des appartements suit une dynamique comparable, avec un prix médian de 3 381 €/m², en hausse de 1,9 % sur un an. Globalement, le marché reste orienté à la hausse, mais à un rythme moins soutenu, traduisant une phase d'ajustement après plusieurs années de fortes progressions. Les niveaux de prix médians demeurent néanmoins élevés, 3 468 €/m² pour les appartements à Rennes Métropole (+3,2% en un an). L'attractivité résidentielle du département, la dynamique démographique et la pression exercée sur les secteurs les plus recherchés alimentent les tensions.
Les écarts territoriaux restent une caractéristique forte du marché bretillien. En 2025, les prix médians des maisons varient entre 1 550 €/m² et 4 434 €/m² selon les intercommunalités, illustrant les contrastes entre les territoires ruraux, les pôles urbains et les secteurs littoraux. À noter que six intercommunalités sur dix-huit enregistrent une baisse des prix médian des maisons vendues en 2025, la plus importante étant observée à Saint-Malo Agglomération (-4,4 %).
Dans les prochains mois, les professionnels anticipent une poursuite progressive de la reprise du marché immobilier ancien, portée par une amélioration des conditions de financement et un retour mesuré des acquéreurs. Cette reprise devrait toutefois rester modérée, avec des prix davantage stabilisés que réellement orientés à la hausse, et des évolutions toujours très contrastées selon l'attractivité et les dynamiques propres à chaque territoire.
Retrouvez les principaux indicateurs relatifs aux vente des logements anciens en 2025 sur l'Atlas en ligne des ADIL
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Prix median des maisons Prix median des appartements Evolution du prix des maisons 2025/2024 et d'autres cartes à découvrir…