ADIL de la Loire-Atlantique

Je veux devenir propriétaire de ma résidence principale. À quoi penser avant de me lancer ?

Date de publication : 06 mars 2026

Comment faire pour acheter un bien immobilier ?

Le processus d’accession n’est pas toujours facile. Bon nombre de primo accédants hésitent avant de se lancer dans un tel projet. En effet, le marché immobilier reste tendu en Loire-Atlantique, les prix sont encore élevés, les taux de crédits ne cessent d’augmenter légèrement, et le jargon financier ou juridique des professionnels de l’immobilier (banques, assurances, agents immobiliers et notaires) n’est pas toujours facile à comprendre.

Pour avoir une bonne capacité d’emprunt, il faut, en plus, chercher des crédits entre 20 et 25 ans, ce qui peut être un autre frein chez des populations plutôt jeunes et ou mobiles professionnellement.

Pour éviter (presque) toute mauvaise surprise, vous devez étudier votre projet avec soin, et connaître les différents types de financements en immobilier.

Quelle réflexion peut nourrir votre projet d’acquisition ?

L’emplacement est très souvent une réflexion déterminante dans votre projet. Idéalement, le bien doit être proche des transports en commun ou de vos lieux d’intérêts personnels ou professionnels : commerces, bureaux, écoles, unité de soins.

La question de la faisabilité des travaux par vos soins est aussi importante : êtes-vous bricoleur, avez-vous des personnes ressources pour vous aider, êtes-vous éligibles aux aides à la rénovation ?

La taille du logement est aussi incontournable : votre ménage va-t-il s’agrandir ?

Également, il peut être important d’avoir quelques éléments de compréhension sur l’environnement juridique du bien. Par exemple, savoir comment fonctionne un syndicat de copropriété, un lotissement en associations syndicales, les contraintes des servitudes et des mitoyennetés. Ce sont des thèmes sur lesquels nous sommes régulièrement sollicités.

N’hésitez surtout pas à visiter des biens, pour vous essayer à l’exercice de la visite et aux caractéristiques techniques des matériaux et bâtiment (vitre, porte, système de chauffe, ballon d’eau chaude, système de chauffage, type d’isolation etc…)

Une fois votre pépite trouvée, il est temps de faire une offre écrite conditionnée dans le temps, en chiffre et en lettre.

En cas d’acceptation, le vendeur ne peut pas se rétracter. L’acquéreur disposera quant à lui d’un délai de 10 jours pour renoncer au compromis de vente, ou 10 jours de réflexion en cas de signature de l’acte notarié constatant la vente sans être précédé d’un compromis.

Lorsqu’il n’y a pas d’intermédiaire (agence immobilière) une offre au prix engage le vendeur. En revanche, en présence d’un intermédiaire, l’offre faite par le biais de l’agence n’engage par le vendeur.

Comment financer l’acquisition ?

Vous le financerez la plupart du temps avec l’aide d’un crédit. Démarchez plusieurs banques ou faites appel à un courtier si vous n’avez absolument pas le temps de faire ces rendez-vous.

  • Votre emprunt sera forcément constitué d’un prêt bancaire classique, entre 20 et 25 ans, avec un taux d’intérêt qui est aujourd’hui d’environ 3,40 % (hors assurances). Toujours comparer le Taux Annuel Effectif Global ou TAEG (qui est le coût tout compris du crédit). Il peut arriver que votre banque vous propose un “Prêt Accession Sociale” ou PAS. C’est un prêt réglementé, mais les taux actuels sont les mêmes que les prêts classiques.
  • Il y a également le Prêt Action Logement, sous condition de ressources : un prêt réservé aux salariés du secteur privé d’une entreprise de plus de 10 salariés, de 30 000 € à 1 % hors assurance. Il y a également un prêt pour les salariés du secteur agricole, toujours sous conditions, de 40 000 € à 1,5 % hors assurance. Ce prêt est réservé pour un achat dans le neuf ou l’achat d’un appartement HLM avec une condition de performance énergétique, ou un bien acquis en Bail Réel Solidaire, ancien ou neuf.
  • Il y a aussi le Prêt Taux Zéro ou PTZ, sous condition de ressources, en fonction de la zone [A et B1, B2 et C pour le NEUF] et [B2 et C pour l’ANCIEN avec une condition d’ampleur de travaux]. Vous devez quand même souscrire une assurance emprunteur. C’est le produit qui vous permet d’avoir une meilleure force d’emprunt. Il peut financer un peu plus de 50 % du coût de l’opération pour les personnes très modestes, et 10 % pour les foyers encore éligibles mais plus aisés, en maison individuelle. Attention, par principe, vous devez résider dans le logement en tant que résidence principale pendant les 6 premières années. Le code de construction et de l’habitation prévoit néanmoins des motifs exonératoires, comme le cas de force majeure, les raisons de santé, ou des raisons professionnelle.
  • L’apport n’est pas réglementé mais important pour payer les frais de notaire (environ 8 % dans l’ancien et 3 % dans le neuf). Il est généralement conseillé 20 000 € au minimum et de conserver un “reste à vivre” de quelques milliers d’euros en cas de coup dur.

Vous pouvez prendre rendez-vous, gratuitement, avec l’ADIL de Loire-Atlantique pour échanger sur votre projet et votre capacité d’emprunt !

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