ADIL de Seine-Saint-Denis

Encadrement des loyers en Seine-Saint-Denis

La loi ELAN du 23 novembre 2018 (art. 140) prévoit la possibilité de mettre en place, dans les zones dites « tendues », un encadrement du niveau des loyers. Il s’agit d’un dispositif volontaire et mis en place à titre expérimental par les collectivités. Dans les zones concernées par l’encadrement des loyers, les montants des loyers ne peuvent excéder les loyers de référence fixés chaque année par arrêté préfectoral.

Depuis le 1er juin 2021, l’encadrement des loyers entre en vigueur dans les neuf communes composant l’EPT de Plaine Commune : Aubervilliers, Epinay-sur-Seine, L’Île-Saint-Denis, la Courneuve, Pierrefitte, Saint-Denis, Saint-Ouen, Stains et Villetaneuse. Les bailleurs des logement situés dans ces communes seront donc soumis aux loyers de référence précisés par un arrêté, pour toute nouvelle mise en location ou renouvellement du bail arrivé à échéance.

Depuis le 1er décembre 2021, l'encadrement des loyers entre en vigueur dans les neuf communes composant l'EPT d'Est Ensemble : Bagnolet, Bobigny, Bondy, Les Lilas, Montreuil, Noisy-Le-Sec, Pantin, Le Pré-Saint-Gervais, Romainville. 

Un arrêté du Préfet de la région Ile-de-France fixe chaque année les montants des loyers de référence, majorés et minorés, par catégorie de logements et secteur géographiques, pour Plaine Commune et Est Ensemble.

Consulter la carte interactive des loyers par commune

Présentation du dispositif

L’encadrement du niveau des loyers permet de plafonner le montant des loyers des logements situés dans des zones « tendues », lors d’une première mise en location ou du renouvellement du bail. Les zones tendues sont les secteurs géographiques se caractérisant par un déséquilibre marqué entre l'offre et la demande de logements, entraînant des difficultés sérieuses d'accès au logement. Il s’agit des zones sur lesquelles s'applique la taxe sur les logements vacants, qui figurent sur la liste annexée au décret n° 2013-392 du 10 mai 2013.

Fixation du loyer

Sanction pour non-respect de l'encadrement des loyers

Si le préfet constate qu’un bail ne respecte pas le loyer de référence majoré prévu par arrêté, il peut adresser une mise en demeure au bailleur :

  • lui rappelant le manquement constaté ;
  • l’enjoignant de mettre le contrat en conformité avec le loyer de référence et de restituer le trop-perçu de loyer à son locataire dans un délai de deux mois ;
  • l’informant du montant maximal de la sanction encourue en l’absence de réaction ;
  • lui indiquant qu’il dispose d’un délai d’un mois pour présenter ses observations.

Dans le délai imparti, le bailleur, doit transmettre au préfet une copie du contrat mis en conformité ainsi que les éléments lui permettant de justifier le remboursement de trop-perçu au locataire. 

Sans réponse de la part du bailleur à cette mise en demeure, le préfet pourra prononcer une amende à son encontre, d’un montant maximum de 5 000 € pour une personne physique et 15 000 € pour une personne morale. Le montant de l’amende envisagée devra être proportionnée à la gravité des faits reprochés et précisé au bailleur. La décision du préfet doit être motivée et mentionner les voies et délais de recours. Le prononcé de l’amende ne fait pas obstacle à ce que le locataire engage une action en diminution de loyer.  

Pour aller plus loin