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Aide à l'accession et soutien de l'activité du bâtiment au Royaume Uni

ANIL, extrait d'Habitat Actualité, mars 2012


Les établissements de crédit britanniques ne connaissent pas les mêmes problèmes de liquidité que les banques françaises. En revanche, le haut niveau de sinistres auquel ils font face depuis le début de la crise financière les conduit à relever considérablement leurs exigences, notamment en matière d’apport personnel. Cela se traduit, comme aux Etats-Unis, par une forte réduction de l’activité immobilière. Pour 61 millions d’habitants, le Royaume Uni compte 26 millions de logements et n’en a construit que 110000 logements en 2011. Le gouvernement vient de mettre en place un nouveau dispositif, le NewBuy Guarantee qui est destiné à permettre aux ménages modestes d’obtenir un crédit à des conditions normales. Peuvent y prétendre les primo-accédants qui souhaitent acheter un logement neuf. L’intervention publique ne prend pas la forme d’une aide mais d’une garantie qui permet aux ménages d’emprunter avec un apport personnel réduit à 5 %, alors que les exigences normales sont actuellement de l’ordre de 15 ou de 20 %. L’apport de 5 % doit cependant être le fruit d’une épargne personnelle. Le prix du logement doit être inférieur à 500 000 £. Trois banques et sept building societies participent déjà à ce programme. Les taux pratiqués sont compétitifs ; les prêts sont à taux fixe, mais pendant une période limitée à 2 ou 3 ans. La garantie est apportée à l’établissement prêteur, en cas d’impayé et de perte sur revente ; en revanche, elle ne couvre pas l’accédant qui reste théoriquement redevable des sommes qui n’auraient pas été remboursées. Le Ministre a également annoncé une relance du Right to Buy, qui devrait offrir aux locataires du parc social la possibilité d’acquérir le logement qu’ils occupent à un prix inférieur à celui du marché. L’achat de logements locatifs sociaux par leurs occupants a culminé à 84 000 par an il y a 10 ans pour ne représenter que 3 700 l’année dernière. La relance prend la forme d’une augmentation de la décote entre le prix de vente et le prix du marché. Les logements sociaux vendus devraient être remplacés par de nouveaux logements locatifs. Il s’agit avant tout de soutenir l’activité du bâtiment mais aussi d’alléger la pression sur les loyers qui résulte du report sur le marché locatif privé des ménages qui disposaient d’une épargne insuffisante pour accéder à la propriété.

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